Archives de catégorie : spondyloarthrite

Reportage TéléMatin

Santé – Comment traiter la spondylarthrite ?

reportage en date du 4 mars 2016 présenté par Brigitte Fanny-Cohen

Mal de dos : comment améliorer le diagnostic de la spondylarthrite

Plus de 7 personnes sur 10 auront mal au dos au cours de leur vie, le plus souvent par épisodes ponctuels mais parfois aussi de manière chronique.

Beaucoup se plaignent  en particulier d’un « mal de rein » de plus de trois mois et incriminent leur métier ou un effort récent. Les médecins ont tendance à accepter les explications des malades : « je viens de déménager », « j’ai fait un faux mouvement », « il faut que je change mon matelas ». Faux: dans 5 à 10 % des cas, la cause de ces douleurs relève d’une spondylarthrite, une maladie inflammatoire chronique. Son diagnostic est difficile et le plus souvent tardif.

Mais une étude récente démontre qu’un diagnostic plus précoce serait possible en se basant sur un très petit nombre de signes. Il convient poser cette question primordiale : « À quelle heure votre dos vous fait-il le plus mal dans la journée : le matin ou le soir ?». Et si le patient répond : « le matin », il faut voir si cette douleur s’accompagne d’une raideur du dos le matin qui dure au moins une demi-heure et qui s’estompe ensuite dans la journée.

Le diagnostic sera ensuite affiné par une IRM et un test sanguin.  En France 200 000 personnes souffrent de spondylarthrite.

Maladie auto-immune

Maladie auto-immune

influenza virus mit antikörpernMaladie due, au moins en partie, à une action anormale du système immunitaire : les cellules (lymphocytes) ou les substances de défense (anticorps) s’attaquent sans raison à certains organes comme s’il s’agissait de corps étrangers.

On parle de maladie auto-immune lorsque le système immunitaire de l’organisme déclenche une réaction inflammatoire avec immunisation caractérisée envers ses antigènes du soi non-modifié — d’où la racine auto- pour parler de ce trouble de l’immunité.

Parmi ces maladies peuvent être cités la sclérose en plaques, le diabète de type 1 — jadis appelé « diabète juvénile » ou « diabète insulino-dépendant » —, le lupus, les thyroïdites auto-immunes, la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite ankylosante, le syndrome de Goujerot-Sjögren, la maladie de Crohn, etc.

Mécanismes

Le système immunitaire est un ensemble de cellules et voies métaboliques conduisant à l’élimination d’une grande variété de pathogènes. Ce système repose sur la notion très centrale du soi opposé au non-soi ainsi qu’au soi modifié. Cette distinction s’effectue grâce à des marqueurs chimiques du soi (id est la reconnaissance de motifs antigéniques plus ou moins spécifiques) mais elle n’est pas véritablement innée : les cellules immunitaires naïves sont d’abord sensibilisées et sélectionnées en fonction de leur réactivité vis-à-vis de ces marqueurs du soi. Cela explique notamment le fait que les individus chimériques n’expriment pas forcément « plus » d’auto-immunité que des individus monozygotes.

Il existe donc chez tous les vertébrés une auto-immunité latente, laquelle est en temps normale inhibée par les mécanismes de régulation de la maturation des cellules immunitaires.

Articulation sacro-iliaque

L’articulation sacro-iliaque est l’articulation du sacrum avec les deux os iliaques (il y a donc deux articulations sacro-iliaques, à droite et à gauche du sacrum).

sacrumCette articulation est maintenue par une capsule et un réseau de trois ligaments très puissants. C’est une articulation amphi-diarthrose ou di-amphiarthrose car on considère deux types articulaires : une amphiarthrose (partie postérieure) et une diarthrose (partie antérieure ou surface auriculaire). Rail plein coté os iliaque, rail creux du côté du sacrum. . Il n’y a pas de muscles articulant ces os entre eux mais on y décrit les mouvements du sacrum dans le plan sagittal qui sont la nutation et la contre-nutation (respectivement qui rapprochent ou éloignent les ailes iliaques, bascule le plateau sacré en avant ou en arrière). Ces mouvements sont minimes dans la vie courante et sont particulièrement intéressants pour l’accouchement car ils modifient le volume du petit et du grand bassin permettant le passage du bébé dans le bassin puis l’expulsion.

Le sacrum de votre colonne est fixé à chaque os ilium du bassin. Ces articulations s’appellent les articulations sacro-iliaques ou « articulations SI ». De fortes bandes de tissu conjonctif appelées ligaments enveloppent et renforcent chaque articulation. Ces ligaments permettent des mouvements d’environ deux à quatre millimètres lors du port d’une charge et d’une flexion vers l’avant.

Lorsque ces ligaments s’abîment ou sont usés par l’âge, ils permettent un mouvement excessif de l’articulation. Ce mouvement excessif entraîne une inflammation et un désalignement de l’articulation, donnant le syndrome de l’articulation sacro-iliaque.

Les symptômes peuvent comprendre: une douleur dans le bas du dos, les fesses et les cuisses et une difficulté à s’asseoir. Il existe de nombreux traitements pour le syndrome de l’articulation sacro-iliaque. L’un d’eux consiste en un corset qui s’ajuste de façon serrée autour de la taille. Ce corset empêche un mouvement irrégulier des articulations. On peut également utiliser une physiothérapie pour manipuler et stabiliser les articulations. Dans des cas plus complexes, la chirurgie peut s’avérer nécessaire. Il existe plusieurs complications potentielles associées à cette intervention, dont il faut parler avec un médecin avant la chirurgie.

∑ source :  www.e-sante.frL’articulation sacro-iliaque expliquée en vidéo

Antigène HLA-B27

hla-b27L’antigène HLA-B27 (human leucocyte antigen B27) est un antigène de surface de classe I, codé par le locus B du complexe majeur d’histocompatibilité, sur le chromosome 6. Sa fréquence dans la population générale varie de 8 % chez les caucasiens à 0,5 à 1 % chez les japonais. Sa présence est associée à un certain nombre de maladies auto-immunes, comme la spondylarthrite ankylosante, ce qui signifie qu’un individu porteur du HLA-B27 a significativement plus de risque de développer ces maladies qu’un autre individu.

C’est une dénomination, selon des considérations génétiques, d’une variante du gène situé sur le locus B du Chromosome 6 humain. Le gène en question permet aux cellules de produire les molécules du CMH qui joue un rôle clef dans les mécanismes de reconnaissance du système immunitaire.

L’allèle HLA-B27 de ce gène est fortement associé à certaines maladies immunitaires (par exemple les spondyloarthropathies). Les personnes qui ont un groupe tissulaire HLA-B27 + sont prédisposées à certaines maladies immunitaires dégénératives. Les articulations, le système digestif ainsi que les yeux peuvent être touchés.

Qu’est-ce qu’un antigène ?

Il existe, à la surface de chaque cellule, des molécules qui servent à les distinguer des autres. Ces marqueurs sont des antigènes. Lorsqu’ils sont mis en contact avec un autre organisme vivant, ce dernier va réagir en fabriquant des anticorps. Comme ces molécules ont été découvertes sur les globules blancs (leucocytes), les chercheurs les ont appelées «antigènes leucocytaires humains» et en anglais, «human leucocyte antigens» (HLA). Il en existe au moins 4 types, désignés par les lettres A, B, C et D. Chaque type comporte une série d’antigènes, identifiables par un chiffre.

Il faut insister sur le fait que les antigènes HLA sont des caractères normaux, comme la couleur des yeux ou des cheveux, et nullement un signe de maladie.

Le « B27 »

Il se fait que le numéro 27 du type B est étroitement associé à la SA. En effet, dans la population belge générale, 8% des gens en sont porteurs, tandis que dans la population des spondylarthritiques belges, cette proportion atteint les 92%. Toutefois, si 8% des Belges présentent le HLA-B27 et que seulement 0,2 à 0,5% des Belges ont la SA, on comprend qu’il y ait beaucoup plus de gens porteurs du HLA-B27 sans SA qu’avec SA.

Cela signifie deux choses :

  • En premier lieu, le HLA-B27 ne suffit pas à causer la maladie; d’autres facteurs génétiques et/ou des facteurs liés au milieu extérieur entrent très probablement en ligne de compte.
  • En second lieu, le HLA-B27 n’est pas en soi une preuve diagnostique. Ce n’est pas un bon moyen de dépistage. Si d’autres arguments orientent vers la SA, le HLA-B27 est superflu et représente une dépense inutile.

Lorsqu’il y a un doute, ce test peut renforcer la suspicion de diagnostic, sans fournir de preuve absolue.

L’hérédité

Si vous n’avez pas l’antigène HLA-B27 (ni vous, ni votre conjoint), le risque de transmission de la maladie est très faible. Si l’un des parents est porteur du B27, les enfants auront un risque sur deux d’hériter de l’antigène. Celui qui serait porteur de B27 aura un risque sur 5 d’attraper une forme de spondyloarthrite et environ un risque sur 10 que ce soit une SA caractérisée.

Spondyloarthrite

Spondylarthrite vient du grec spondylos (spondyl) qui veut dire vertèbre et de « arthrite ». Ankylosante vient de Ankylose, qui veut donner comme sens : se solidifie, consolide.

spondyloSpondyloarthrite

La spondylarthrite est la forme classique d’un groupe de maladies regroupées sous le nom de spondylarthropathies. Ces dernières ont toutes en commun l’atteinte inflammatoire de la colonne vertébrale et du bassin, des articulations périphériques et à un degré divers d’autres organes.

La spondylarthrite est un rhumatisme inflammatoire douloureux qui se caractérise par sa localisation préférentielle à la colonne vertébrale et aux articulations sacro-iliaques du bassin, avec un risque au cours de l’évolution de survenue d’un enraidissement progressif. Cette pathologie peut également atteindre les articulations périphériques (celles des membres inférieurs surtout) et d’autres organes comme la peau, l’œil ou l’appareil digestif le plus souvent.

à télécharger

Document du HAS  – Haute Autorité de Santé – concernant les actes et prestations – affectations de longue durée en date de novembre 2015.

à lire

Les biothérapies : qu’est ce que c’est ? article publié par SFR – Société Française de Rhumatologie

Citations

la Vie

La vie c’est comme la boxe, il faut essayer de rester debout, encaisser les coups et apprendre à vivre avec les cicatrices …

la Douleur

En territoire de douleurs, nous sommes tous solitaires.

le Cœur

J’ai mal … dit le cœur, tu vas oublier … dit le temps, mais, je vais toujours revenir … dit la mémoire.

la Parole

Ce que la parole n’arrive pas à exprimer, le corps s’en charge.

le Sable

Apprendre à écrire tes blessures dans le sable et à graver tes joies dans la pierre.

la Force

Le problème quand tu as la réputation d’être fort(e) … c’est que personne de s’inquiète jamais pour toi.

Symptômes et signes de la spondylarthrite ankylosante

article-bambouLa maladie se manifeste par des symptômes d’inflammation des enthèses, les zones d’ancrage des tendons et ligaments sur l’os, par exemple au niveau du talon.

La spondylarthrite ankylosante évolue par poussées douloureuseset handicapantes. Au début de la maladie, il s’agit essentiellement de douleurs de la colonne vertébrale (rachidiennes) nocturnes (fin de nuit) avec une raideur douloureuse au réveil qui dure plus d’une demi-heure.

Ces signes de douleurs disparaissent au cours de la journée ; on parle de dérouillage matinal. Une douleur au talon est également fréquente . La persistance de ces douleurs matinales doit alerter et inciter à consulter.

La spondylarthrite ankylosante peut également se manifester par une atteinte oculaire (uvéite) ; rougeur douloureuse de l’œil et vision floue. Ce symptôme est une urgence ophtalmologique qui impose une consultation rapide du spécialiste.

La spondylarthrite ankylosante peut également se manifester par une atteinte oculaire (uvéite) ; rougeur douloureuse de l’œil et vision floue. Ce symptôme est une urgence ophtalmologique qui impose une consultation rapide du spécialiste.

source www.santepratique.fr