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Causes et mécanismes de la spondylarthrite ankylosante

article-bambouL’origine de la maladie est génétique et infectieuse entre 80 et 95% (selon les études et les groupes ethniques évalués) des personnes atteintes sont porteuses de l’antigène majeur d’histocompatibilité HLA B27.

Mais seulement 15% au maximum des porteurs HLA B27 auraient une spondylarthrite (HAS 2008).

Il y a donc une transmission familiale, mais elle n’est pas obligatoire : il faut plus qu’un gène pour la déclencher.

Ce gène semble entraîner la persistance dans l’organisme de certains agents infectieux, protéines bactériennes et virales, qui provoquent la réaction inflammatoire excessive de l’organisme contre ses propres cellules et sa pérennité.

source www.santepratique.fr

Risques et origines des spondylarthrites

article-bambouMaladie d’une vie, la spondylarthrite ankylosante peut être très invalidante quand elle n’est pas maîtrisée.

Dans certains cas (devenus rares aujourd’hui avec la prise en charge précoce) elle peut conduire à une ankylose totale de la colonne vertébrale : c’est-à-dire une raideur invincible et une déformation fixée qui interdit même la respiration correcte.

Les formes graves de spondylarthropathies sont prises en charge par l’Assurance maladie au titre des Affections de longue durée (ALD 17) prises en charge à 100%. Des critères de sévérité sont donc identifiés, notamment les formes débutant avant l’âge de 16 ans ou encore l’atteinte de la hanche.

A ces coûts humains s’ajoutent les coûts directs des soins de longue durée et indirects socio-économique. Vallier et coll. estiment à 194 millions d’euros (tous régimes) en 2004 le montant total des dépenses annuelles remboursées aux patients en ALD au titre de la spondylarthrite ankylosante.

L’atteinte fonctionnelle est le principal déterminant des coûts de la SPA axiale classique selon les recommandations professionnelles de la HAS (2008). Mais l’explosion des biothérapies (progrès thérapeutique majeur dans cette pathologie) ne peut qu’accroître les coûts médicamenteux avec le temps. Ajoutons qu’un bon niveau d’éducation induit une meilleure prise en charge et une mise à la retraite plus précoce, car les patients savent mieux faire jouer leurs droits.

Une enquête française (Saraux et coll. 2005) menée à l’échelle nationale par le biais de questionnaires et d’interrogatoires téléphoniques, évalue la spondylarthrite dans la population générale à 0,30 %. mais la prévalence réelle de la maladie est plus élevée, en raison de la latence du diagnostic, et de la méthodologie utilisée (HAS, 2008).

Les recommandations professionnelles 2008 de la HAS stipule aussi que les femmes sont aussi atteintes que les hommes, mais leurs formes moins bruyantes donc moins diagnostiquées.

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Définition des spondylarthropathies et spondylarthrite ankylosante

article-bambouLa spondylarthrite ankylosante est un rhumatisme inflammatoire chronique du jeune adulte qui atteint la colonne vertébrale et les articulations sacro-iliaques (entre le bassin et la colonne vertébrale).

C’est une maladie auto-immune avec une hyperactivité du système immunitaire du patient à l’encontre de certaines de ses cellules. Elle peut aussi toucher des articulations dites périphériques telles que l’épaule, le genou, le pied, les poignets.

Ce trouble inflammatoire s’exprime selon les patients dans un ensemble d’atteintes rhumatismales plus ou moins marquées, regroupées sous le nom de spondylarthropathies, syndromes inflammatoires ayant en commun l’association au génotopype HLA B27 et l’absence du facteur rhumatoïde.

Il a tendance à se généraliser : d’autres organes peuvent être atteints avec le temps, notamment la peau, les yeux et l’appareil digestif.

Classiquement, cinq sous-entités sont définies parmi les spondylarthropathies : spondylarthrite ankylosante, rhumatisme psoriasique, arthrites réactionnelles, arthrites associées aux maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) et spondylarthrites indifférenciées.

Cette classification évolue avec les progrès de la science. La classification par localisation des atteintes a la préférence de l’Assurance maladie : forme axiale, forme périphérique articulaire, forme périphérique enthésitique (atteinte des tendons).

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