Fessalgie

La fessalgie ou la sacroiliite se traduit par l’apparition de douleurs de la fesse d’horaire le plus souvent inflammatoire. La douleur fessière est soit unilatérale, soit bilatérale, soit à bascule.

Cette fessalgie encore appelée sciatalgie tronquée est une douleur en pleine fesse irradiant parfois en dessous du pli fessier. Elle n’a aucun caractère neurogène (absence de dysesthésies, absence de paroxysme douloureux) ni trajet radiculaire (pas d’irradiation complète au membre inférieur), ni de signe neurologique objectif associé. Cette fessalgie peut être déclenché par les manœuvres de cisaillement des sacro-iliaques.

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Soirée « Théâtre » avec le Rotary Club

2016-Rotary-theatre-souriciereLe samedi 4 juin à 20h à l’Espace Jules Verne de Livry Gargan, le Rotary club de Livry organise une soirée théâtre au profit de la recherche sur la Spondyloarthrite.

La pièce ‘ la Souricière ‘ d’Agatha Christie sera jouée par la Troupe de l’Arche d’Enghien.

« La Souricière » (The Mousetrap) est une pièce de théâtre policière d’Agatha Christie. C’est la pièce qui totalise le plus grand nombre de représentations consécutives au monde (le cap des 25 000 représentations ayant été atteint le 18 novembre 2012) depuis sa création dans le West End de Londres en 1952 où elle n’a jamais quitté l’affiche depuis, ce qui a rendu son petit-fils Mathew, qui a reçu les droits de la pièce en cadeau d’anniversaire pour ses 9 ans, millionnaire.

Adaptation théâtrale d’un mystère radiophonique écrit en 1947 pour les 80 ans de la reine Mary, elle est célèbre pour son dénouement à surprise que les spectateurs sont priés de ne pas révéler, comme le demande la dernière réplique de la pièce donnée par le policier : « Chers spectateurs, complices du crime, merci d’être venus. Et de ne pas révéler l’identité du meurtrier ».

Maladie auto-immune

Maladie due, au moins en partie, à une action anormale du système immunitaire : les cellules (lymphocytes) ou les substances de défense (anticorps) s’attaquent sans raison à certains organes comme s’il s’agissait de corps étrangers.

On parle de maladie auto-immune lorsque le système immunitaire de l’organisme déclenche une réaction inflammatoire avec immunisation caractérisée envers ses antigènes du soi non-modifié — d’où la racine auto- pour parler de ce trouble de l’immunité.

Parmi ces maladies peuvent être cités la sclérose en plaques, le diabète de type 1 — jadis appelé « diabète juvénile » ou « diabète insulino-dépendant » —, le lupus, les thyroïdites auto-immunes, la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite ankylosante, le syndrome de Goujerot-Sjögren, la maladie de Crohn, etc.

Mécanismes

Le système immunitaire est un ensemble de cellules et voies métaboliques conduisant à l’élimination d’une grande variété de pathogènes. Ce système repose sur la notion très centrale du soi opposé au non-soi ainsi qu’au soi modifié. Cette distinction s’effectue grâce à des marqueurs chimiques du soi (id est la reconnaissance de motifs antigéniques plus ou moins spécifiques) mais elle n’est pas véritablement innée : les cellules immunitaires naïves sont d’abord sensibilisées et sélectionnées en fonction de leur réactivité vis-à-vis de ces marqueurs du soi. Cela explique notamment le fait que les individus chimériques n’expriment pas forcément « plus » d’auto-immunité que des individus monozygotes.

Il existe donc chez tous les vertébrés une auto-immunité latente, laquelle est en temps normale inhibée par les mécanismes de régulation de la maturation des cellules immunitaires.

Articulation sacro-iliaque

L’articulation sacro-iliaque est l’articulation du sacrum avec les deux os iliaques (il y a donc deux articulations sacro-iliaques, à droite et à gauche du sacrum).

Cette articulation est maintenue par une capsule et un réseau de trois ligaments très puissants. C’est une articulation amphi-diarthrose ou di-amphiarthrose car on considère deux types articulaires : une amphiarthrose (partie postérieure) et une diarthrose (partie antérieure ou surface auriculaire). Rail plein coté os iliaque, rail creux du côté du sacrum. . Il n’y a pas de muscles articulant ces os entre eux mais on y décrit les mouvements du sacrum dans le plan sagittal qui sont la nutation et la contre-nutation (respectivement qui rapprochent ou éloignent les ailes iliaques, bascule le plateau sacré en avant ou en arrière). Ces mouvements sont minimes dans la vie courante et sont particulièrement intéressants pour l’accouchement car ils modifient le volume du petit et du grand bassin permettant le passage du bébé dans le bassin puis l’expulsion.

Le sacrum de votre colonne est fixé à chaque os ilium du bassin. Ces articulations s’appellent les articulations sacro-iliaques ou « articulations SI ». De fortes bandes de tissu conjonctif appelées ligaments enveloppent et renforcent chaque articulation. Ces ligaments permettent des mouvements d’environ deux à quatre millimètres lors du port d’une charge et d’une flexion vers l’avant.

Lorsque ces ligaments s’abîment ou sont usés par l’âge, ils permettent un mouvement excessif de l’articulation. Ce mouvement excessif entraîne une inflammation et un désalignement de l’articulation, donnant le syndrome de l’articulation sacro-iliaque.

Les symptômes peuvent comprendre: une douleur dans le bas du dos, les fesses et les cuisses et une difficulté à s’asseoir. Il existe de nombreux traitements pour le syndrome de l’articulation sacro-iliaque. L’un d’eux consiste en un corset qui s’ajuste de façon serrée autour de la taille. Ce corset empêche un mouvement irrégulier des articulations. On peut également utiliser une physiothérapie pour manipuler et stabiliser les articulations. Dans des cas plus complexes, la chirurgie peut s’avérer nécessaire. Il existe plusieurs complications potentielles associées à cette intervention, dont il faut parler avec un médecin avant la chirurgie.

∑ source :  www.e-sante.frL’articulation sacro-iliaque expliquée en vidéo

Antigène HLA-B27

L’antigène HLA-B27 (human leucocyte antigen B27) est un antigène de surface de classe I, codé par le locus B du complexe majeur d’histocompatibilité, sur le chromosome 6.

Sa fréquence dans la population générale varie de 8 % chez les caucasiens à 0,5 à 1 % chez les japonais. Sa présence est associée à un certain nombre de maladies auto-immunes, comme la spondylarthrite ankylosante, ce qui signifie qu’un individu porteur du HLA-B27 a significativement plus de risque de développer ces maladies qu’un autre individu.

C’est une dénomination, selon des considérations génétiques, d’une variante du gène situé sur le locus B du Chromosome 6 humain. Le gène en question permet aux cellules de produire les molécules du CMH qui joue un rôle clef dans les mécanismes de reconnaissance du système immunitaire.

L’allèle HLA-B27 de ce gène est fortement associé à certaines maladies immunitaires (par exemple les spondyloarthropathies). Les personnes qui ont un groupe tissulaire HLA-B27 + sont prédisposées à certaines maladies immunitaires dégénératives. Les articulations, le système digestif ainsi que les yeux peuvent être touchés.

Qu’est-ce qu’un antigène ?

Il existe, à la surface de chaque cellule, des molécules qui servent à les distinguer des autres. Ces marqueurs sont des antigènes. Lorsqu’ils sont mis en contact avec un autre organisme vivant, ce dernier va réagir en fabriquant des anticorps. Comme ces molécules ont été découvertes sur les globules blancs (leucocytes), les chercheurs les ont appelées «antigènes leucocytaires humains» et en anglais, «human leucocyte antigens» (HLA). Il en existe au moins 4 types, désignés par les lettres A, B, C et D. Chaque type comporte une série d’antigènes, identifiables par un chiffre.

Il faut insister sur le fait que les antigènes HLA sont des caractères normaux, comme la couleur des yeux ou des cheveux, et nullement un signe de maladie.

Le « B27 »

Il se fait que le numéro 27 du type B est étroitement associé à la SA. En effet, dans la population belge générale, 8% des gens en sont porteurs, tandis que dans la population des spondylarthritiques belges, cette proportion atteint les 92%. Toutefois, si 8% des Belges présentent le HLA-B27 et que seulement 0,2 à 0,5% des Belges ont la SA, on comprend qu’il y ait beaucoup plus de gens porteurs du HLA-B27 sans SA qu’avec SA.

Cela signifie deux choses :

  • En premier lieu, le HLA-B27 ne suffit pas à causer la maladie; d’autres facteurs génétiques et/ou des facteurs liés au milieu extérieur entrent très probablement en ligne de compte.
  • En second lieu, le HLA-B27 n’est pas en soi une preuve diagnostique. Ce n’est pas un bon moyen de dépistage. Si d’autres arguments orientent vers la SA, le HLA-B27 est superflu et représente une dépense inutile.

Lorsqu’il y a un doute, ce test peut renforcer la suspicion de diagnostic, sans fournir de preuve absolue.

L’hérédité

Si vous n’avez pas l’antigène HLA-B27 (ni vous, ni votre conjoint), le risque de transmission de la maladie est très faible. Si l’un des parents est porteur du B27, les enfants auront un risque sur deux d’hériter de l’antigène. Celui qui serait porteur de B27 aura un risque sur 5 d’attraper une forme de spondyloarthrite et environ un risque sur 10 que ce soit une SA caractérisée.

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