Dico

Spondylarthrite vient du grec spondylos (spondyl) qui veut dire vertèbre et de « arthrite ». Ankylosante vient de Ankylose, qui veut donner comme sens : se solidifie, consolide.


spondyloSpondyloarthrite

La spondylarthrite est la forme classique d’un groupe de maladies regroupées sous le nom de spondylarthropathies. Ces dernières ont toutes en commun l’atteinte inflammatoire de la colonne vertébrale et du bassin, des articulations périphériques et à un degré divers d’autres organes …

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HLA-B27

L’antigène HLA-B27 (Human Leucocyte Antigen B27) est un antigène de surface de classe I, codé par le locus B du complexe majeur d’histocompatibilité, sur le chromosome 6. Sa fréquence dans la population générale varie de 8 % chez les caucasiens à 0,5 à 1 % chez les japonais …

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Maladie auto-immune

On parle de maladie auto-immune lorsque le système immunitaire de l’organisme déclenche une réaction inflammatoire avec immunisation caractérisée envers ses antigènes du soi non-modifié — d’où la racine auto- pour parler de ce trouble de l’immunité …

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Autres définitions à lire …

DICO

Algologie Adj. * algo, algésio : du grec algos, algêsis, douleur ; * -ie : du suffixe -ie qui transforme une racine ou un adjectif en un substantif.

Une algie est une douleur locale ou régionale, le plus souvent diffuse, sans relation bien définie avec une cause organique. Le terme « algie », du grec algos « douleur », se retrouve comme affixe (-algie, -algique, algé-.) pour désigner une augmentation (hyperalgique), une diminution (hypoalgésique, analgésique) ou d’autres aspects de la douleur.

L’algie faciale peut être due à un dysfonctionnement des vaisseaux sanguins qui irriguent la face et se traduit par une douleur vive, souvent en arrière de l’oeil, ainsi qu’une rougeur cutanée, un larmoiement, un écoulement nasal. Cette pathologie ne concerne généralement qu’une moitié du visage. Une autre forme d’algie faciale est d’origine nerveuse : c’est la névralgie du trijumeau. L’excitation d’une zone particulière appelée « zone gâchette » provoque des crises très douloureuses qui peuvent durer plusieurs minutes.

∑ sourcewww.dictionnaire-medical.net

L’antigène HLA-B27 (human leucocyte antigen B27) est un antigène de surface de classe I, codé par le locus B du complexe majeur d’histocompatibilité, sur le chromosome 6.

Sa fréquence dans la population générale varie de 8 % chez les caucasiens à 0,5 à 1 % chez les japonais. Sa présence est associée à un certain nombre de maladies auto-immunes, comme la spondylarthrite ankylosante, ce qui signifie qu’un individu porteur du HLA-B27 a significativement plus de risque de développer ces maladies qu’un autre individu.

C’est une dénomination, selon des considérations génétiques, d’une variante du gène situé sur le locus B du Chromosome 6 humain. Le gène en question permet aux cellules de produire les molécules du CMH qui joue un rôle clef dans les mécanismes de reconnaissance du système immunitaire.

L’allèle HLA-B27 de ce gène est fortement associé à certaines maladies immunitaires (par exemple les spondyloarthropathies). Les personnes qui ont un groupe tissulaire HLA-B27 + sont prédisposées à certaines maladies immunitaires dégénératives. Les articulations, le système digestif ainsi que les yeux peuvent être touchés.

Qu’est-ce qu’un antigène ?

Il existe, à la surface de chaque cellule, des molécules qui servent à les distinguer des autres. Ces marqueurs sont des antigènes. Lorsqu’ils sont mis en contact avec un autre organisme vivant, ce dernier va réagir en fabriquant des anticorps. Comme ces molécules ont été découvertes sur les globules blancs (leucocytes), les chercheurs les ont appelées «antigènes leucocytaires humains» et en anglais, «human leucocyte antigens» (HLA). Il en existe au moins 4 types, désignés par les lettres A, B, C et D. Chaque type comporte une série d’antigènes, identifiables par un chiffre.

Il faut insister sur le fait que les antigènes HLA sont des caractères normaux, comme la couleur des yeux ou des cheveux, et nullement un signe de maladie.

Le « B27 »

Il se fait que le numéro 27 du type B est étroitement associé à la SA. En effet, dans la population belge générale, 8% des gens en sont porteurs, tandis que dans la population des spondylarthritiques belges, cette proportion atteint les 92%. Toutefois, si 8% des Belges présentent le HLA-B27 et que seulement 0,2 à 0,5% des Belges ont la SA, on comprend qu’il y ait beaucoup plus de gens porteurs du HLA-B27 sans SA qu’avec SA.

Cela signifie deux choses :

  • En premier lieu, le HLA-B27 ne suffit pas à causer la maladie; d’autres facteurs génétiques et/ou des facteurs liés au milieu extérieur entrent très probablement en ligne de compte.
  • En second lieu, le HLA-B27 n’est pas en soi une preuve diagnostique. Ce n’est pas un bon moyen de dépistage. Si d’autres arguments orientent vers la SA, le HLA-B27 est superflu et représente une dépense inutile.

Lorsqu’il y a un doute, ce test peut renforcer la suspicion de diagnostic, sans fournir de preuve absolue.

L’hérédité

Si vous n’avez pas l’antigène HLA-B27 (ni vous, ni votre conjoint), le risque de transmission de la maladie est très faible. Si l’un des parents est porteur du B27, les enfants auront un risque sur deux d’hériter de l’antigène. Celui qui serait porteur de B27 aura un risque sur 5 d’attraper une forme de spondyloarthrite et environ un risque sur 10 que ce soit une SA caractérisée.

Rhumatologie, orthopédie N. f. * arthro : du grec arthron {arthr(o), arthrie}, articulation ; * ite : du grec -itis , suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire.

Étym. gr. arthron: articulation; ite: inflammation

Une arthrite peut être aigüe, subaigüe ou chronique, porter sur une articulation (mono-arthrite), un petit nombre d’articulations (oligo-arthrite) ou de nombreuses articulations (polyarthrite), être d’étiologie infectieuse, immunitaire ou métabolique. L’atteinte articulaire des arthrites est initialement synoviale, pouvant s’étendre ensuite aux autres structures de l’articulation (cartilage, fibrocartilages, os sous-chondral).

∑ sourcedictionnaire.academie-medecine.fr

Inflammation d’une articulation pouvant être associée à de fortes douleurs et à une rougeur et un gonflement de cette articulation. Elle peut être aiguë ou chronique et les causes sont multiples : polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite ankylosante, rhumatisme psoriasique.

Elle peut aussi être d’origine infectieuse, les germes pouvant provenir d’une injection (infiltration), d’une infection de voisinage, ou transportés par voie sanguine. Adj. et n. m. : arthritique : qui se rapporte à l’arthrite ou qui est atteint d’arthrite.

∑ source www.dictionnaire-medical.net

L’articulation sacro-iliaque est l’articulation du sacrum avec les deux os iliaques (il y a donc deux articulations sacro-iliaques, à droite et à gauche du sacrum).

Cette articulation est maintenue par une capsule et un réseau de trois ligaments très puissants. C’est une articulation amphi-diarthrose ou di-amphiarthrose car on considère deux types articulaires : une amphiarthrose (partie postérieure) et une diarthrose (partie antérieure ou surface auriculaire). Rail plein coté os iliaque, rail creux du côté du sacrum. . Il n’y a pas de muscles articulant ces os entre eux mais on y décrit les mouvements du sacrum dans le plan sagittal qui sont la nutation et la contre-nutation (respectivement qui rapprochent ou éloignent les ailes iliaques, bascule le plateau sacré en avant ou en arrière). Ces mouvements sont minimes dans la vie courante et sont particulièrement intéressants pour l’accouchement car ils modifient le volume du petit et du grand bassin permettant le passage du bébé dans le bassin puis l’expulsion.

Le sacrum de votre colonne est fixé à chaque os ilium du bassin. Ces articulations s’appellent les articulations sacro-iliaques ou « articulations SI ». De fortes bandes de tissu conjonctif appelées ligaments enveloppent et renforcent chaque articulation. Ces ligaments permettent des mouvements d’environ deux à quatre millimètres lors du port d’une charge et d’une flexion vers l’avant.

Lorsque ces ligaments s’abîment ou sont usés par l’âge, ils permettent un mouvement excessif de l’articulation. Ce mouvement excessif entraîne une inflammation et un désalignement de l’articulation, donnant le syndrome de l’articulation sacro-iliaque.

Les symptômes peuvent comprendre: une douleur dans le bas du dos, les fesses et les cuisses et une difficulté à s’asseoir. Il existe de nombreux traitements pour le syndrome de l’articulation sacro-iliaque. L’un d’eux consiste en un corset qui s’ajuste de façon serrée autour de la taille. Ce corset empêche un mouvement irrégulier des articulations. On peut également utiliser une physiothérapie pour manipuler et stabiliser les articulations. Dans des cas plus complexes, la chirurgie peut s’avérer nécessaire. Il existe plusieurs complications potentielles associées à cette intervention, dont il faut parler avec un médecin avant la chirurgie.

∑ source :  www.e-sante.frL’articulation sacro-iliaque expliquée en vidéo

La coxite est une arthrite de la hanche, quelle qu’en soit l’origine, ou une arthrose d’évolution aiguë.

La coxite est l’inflammation de l’articulation de la hanche ou articulation coxo-fémorale. Cette infection est très douloureuse et peut apparaître aussi bien chez le jeune enfant que chez le vieillard.

Le diagnostic de coxite rhumatismal est aisé dans le cadre d’une polyarthrite rhumatoïde ou d’une spondylarthrite ankylosante connue.

La douleur inflammatoire atteint l’aine, la fesse ou la cuisse. L’effort accentue la douleur qui peut se prolonger la nuit et altérer la qualité du sommeil. La marche est limitée ainsi que les activités physiques ou sociales. La présence d’une raideur de hanche accentue encore les répercussions de l’atteinte articulaire.

Le traitement de l’atteinte inflammatoire de la hanche est avant tout fondé sur la prescription d’anti-inflammatoires et de médicaments de fond de la polyarthrite. En cas d’aggravation de la symptomatologie, et si les médicaments ne parviennent plus à soulager les douleurs, l’implantation d’une prothèse est évoquée.

Le port d’orthèses plantaires permet de maintenir le bon alignement des membres inférieurs et d’améliorer la stabilité à la marche. Une élévation peut être nécessaire dans les cas d’inégalité des membres inférieurs afin de rééquilibrer le bassin et prévenir les problèmes aux hanches.

Dactylite est un terme employé pour désigner une inflammation globale d’un doigt telle qu’on peut l’observer dans certains rhumatismes inflammatoires et tout particulièrement dans le rhumatisme psoriasique.

La dactylite est un symptôme classique des spondylarthropathies, mais il est peu étudié. Des travaux antérieurs ont montré que la dactylite est plus fréquente dans les formes périphériques ou dans le rhumatisme psoriasique. Elle peut aussi être un symptôme isolé avant toute autre manifestation de spondylarthrite. L’objectif de l’étude est d’évaluer la prévalence de la dactylite dans une cohorte de patients atteints de spondylathrite et en décrire les caractéristiques cliniques.

La dactylite est un symptôme fréquent de la spondylarthrite, touchant le plus souvent les pieds et le 3ème rayon. Elle est souvent associée à une atteinte de type périphérique ou enthésopathique et répond particulièrement bien aux biothérapies.

∑ source www.rhumatologie.asso.fr

Une enthèse (en latin enthesis) est l’endroit où les formations collagéniques (tendons, ligaments ou aponévroses musculaires), rentrent dans l’os.

C’est une zone de transition qui passe du muscle au tendon puis au cartilage et enfin dans l’os lui-même. Les fibres collagéniques constitutives d’une enthèse se minéralisent, à leur arrivée dans le tissu osseux, donnant l’aspect de fibres de Sharpey.

Une enthèse est le terme médical désignant les insertions osseuses de certaines structures comme :

  • Les tendons,
  • Les capsules articulaires,
  • Les ligaments.

Les enthèses sont spécialement altérées par certains rhumatismes comme les spondylarthropathies. Parmi les enthèses altérées par les spondylarthropathies, signalons par exemple les coins vertébraux et les plateaux vertébraux où s’attachent les fibres périphériques de l’annulus fibrosus. Des types particuliers d’enthèses se trouvent au niveau des articulations costovertébrales qui sont riches en fibrocartilage et peuvent être également le siège de spondylarthropathies.

Une enthésopathie, est une pathologie des enthèses, représentée par une inflammation à leur niveau, et se voit essentiellement lors d’une atteinte des articulations vertébrales. Il peut également apparaître des douleurs du talon (talalgie).

Il y a deux types d’enthèses : 

  • dans l’enthèse fibreuse : le tendon ou le ligament de collagéniques s’attache directement à l’os
  • dans l’enthèse fibrocartilagineuse : on discerne quatre zones assurant la transition du tendon/ligament/aponévrose jusqu’à l’os

Les traitements de l’enthèse sont :

  • L’utilisation d’anti-inflammatoires (si possible sans effectuer d’infiltration localement).
  • La mésothérapie apporte un certain soulagement.

∑ source www.vulgaris-medical.com

La fessalgie ou la sacroiliite se traduit par l’apparition de douleurs de la fesse d’horaire le plus souvent inflammatoire. La douleur fessière est soit unilatérale, soit bilatérale, soit à bascule.

Cette fessalgie encore appelée sciatalgie tronquée est une douleur en pleine fesse irradiant parfois en dessous du pli fessier. Elle n’a aucun caractère neurogène (absence de dysesthésies, absence de paroxysme douloureux) ni trajet radiculaire (pas d’irradiation complète au membre inférieur), ni de signe neurologique objectif associé. Cette fessalgie peut être déclenché par les manœuvres de cisaillement des sacro-iliaques.

La fibromyalgie ou syndrome fibromyalgique, est un syndrome associant des douleurs musculaires et articulaires diffuses, une fatigue, des troubles du sommeil, des troubles cognitifs mineurs et des troubles de l’humeur d’intensité variable et d’évolution chronique.

Le diagnostic est établi d’après l’examen clinique, habituellement normal en dehors d’une sensibilité à la pression des tissus mous, et d’analyses biologiques simples, l’ensemble permettant d’écarter d’autres diagnostics.

Ce syndrome, fréquent, potentiellement invalidant, touche le plus souvent les femmes d’âge moyen. La cause est inconnue, et une anomalie de fonctionnement du système nerveux central est supposée. Il y aurait une sensibilisation excessive des récepteurs impliqués dans la perception de la douleur. Le traitement, uniquement symptomatique, repose habituellement sur l’association de médicaments et de mesures non médicamenteuses.


∑ à voir www.fibromyalgie-france.org

Une infiltration en médecine est l’injection d’une substance liquide dans une région précise du corps humain, hors vaisseaux sanguins.

Elles sont notamment utilisées en rhumatologie par l’injection de corticoïdes dans une articulation, ou en anesthésie par injection d’un produit anesthésique à proximité d’une structure nerveuse (nerf ou ganglion), qui, par diffusion, va provoquer le blocage de l’influx nerveux sensitif.

Qu’est-ce qu’une infiltration guidée ou sous scopie ?

La plupart des infiltrations peuvent êtres faites par votre médecin en consultation. Mais dans certains cas, il est souhaitable d’injecter le produit avec une grande précision au niveau de la cible. Dans ce cas, l’infiltration est réalisée dans une salle de radiologie avec un contrôle radioscopique : le trajet de l’aiguille est repéré à la radiographie. L’injection d’une petite quantité de produit de contraste, avant l’infiltration elle-même, confirme que la pointe de l’aiguille est bien placée. L’infiltration d’une petite articulation (comme les articulations postérieures du dos) ou l’infiltration proche de structures nobles (nerfs, vaisseaux, etc.) méritent également d’être réalisées sous contrôle radioscopique.

En quoi ce traitement consiste-t-il ?

Il s’agit d’injecter le médicament directement à l’endroit où l’on souhaite qu’il agisse. Le principe est séduisant mais vous devinez tout de suite l’un de ses inconvénients : le médecin pique souvent, par définition, à l’endroit où ça fait mal !

Ce n’est pas toujours vrai, en particulier quand le problème à traiter se situe à l’intérieur d’une cavité (articulation, bourse de glissement, canal vertébral…). Du moment que la pointe de l’aiguille est dans cette cavité, le produit se répartira correctement à l’intérieur, et le médecin peut choisir alors l’abord qui lui paraît le plus facile.

Le médicament habituellement infiltré est un dérivé de la cortisone.

La cortisone a de nombreux avantages, c’est une hormone naturelle, dotée d’excellentes propriétés anti-inflammatoires. Sa non-toxicité permet d’augmenter la dose et de majorer son action selon les besoins. Tandis que les anti-inflammatoires courants (dits « non-stéroïdiens » par opposition aux « stéroïdes » qui sont les dérivés de la cortisone) deviennent rapidement dangereux si on dépasse la dose maximale, avec un effet sur l’inflammation qui sature.

La cortisone ayant un effet anti-allergique, ses dérivés inhibent l’éventuel effet allergisant que pourraient avoir, soit eux-mêmes soit un produit associé dans l’injection. Il n’y a pas d’accidents digestifs avec la cortisone. Elle est autorisée pendant la grossesse.

Quelles précautions prendre ?

Dans les heures qui suivent l’infiltration, il arrive parfois que la douleur soit majorée ; aussi, ne forcez pas sur votre articulation. Ces troubles disparaissent spontanément au bout de quelques heures et ne contre-indiquent en aucun cas de nouvelles infiltrations.

A l’inverse, une douleur qui se manifeste 48 heures après l’infiltration, doit vous amener à consulter immédiatement votre médecin pour éliminer une possible infection. Même si ce risque est très faible (1 cas sur 50 000 infiltrations), il faut être particulièrement vigilant.

Il est inutile de prévoir un régime : la cortisone administrée par voie locale dans une articulation a un passage dans le sang beaucoup trop faible pour entraîner une prise de poids. En revanche, si vous êtes diabétique, cela peut entraîner un déséquilibre passager.

Il est recommandé de ne pas faire pratiquer plus de trois infiltrations par an et par articulation car, si les trois premières n’ont pas eu un effet suffisant, il est peu probable que la quatrième se montre plus efficace.

Ensemble de manifestations cliniques : douleur, rougeur, chaleur, gonflement avec perturbations des fonctions vasculaires, cellulaires et humorales se produisant dans l’organisme en réponse à des agressions variées (microbiennes, traumatiques, physiques, chimiques, immunitaires, tumorales…).

Étym. lat. flamma : flamme

L’inflammation entre avec la douleur, l’hémostase et l’immunité dans le cadre des processus réactionnels indispensables au maintien de l’intégrité du soi.

Histologiquement, dans les formes aiguës, il y a successivement des modifications vasculaires locales (vasodilatation avec ralentissement circulatoire, augmentation de la perméabilité et œdème), puis un afflux de leucocytes circulants, d’abord des granulocytes, puis des monocytes avec margination, adhérence aux cellules endothéliales, diapédèse, phagocytose des substances étrangères et des débris cellulaires et tissulaires et éventuellement formation de pus.

L’évolution de la réaction inflammatoire est variable. En cas d’inflammation aiguë, après élimination de l’agent causal, les phagocytes mononucléés (monocytes, macrophage, histiocytes, etc.) assurent le nettoyage du foyer inflammatoire et on assiste soit à une «restitution ad integrum» sans séquelles, soit au remplacement des tissus détruits par une fibrose cicatricielle sans restitution fonctionnelle. Dans d’autres cas, en l’absence d’élimination de la cause ou en raison de la déficience de certains mécanismes de défense de l’organisme, l’inflammation devient chronique se caractérisant par la formation d’un infiltrat inflammatoire généralement mixte (granulocytes, histiocytes-macrophages, lymphocytes, voire cellules géantes et épithélioïdes) avec des phénomènes de néo-angiogenèse et surtout des processus de remaniement tissulaire (associant phénomènes de destruction et de reconstruction) avec en particulier une importante prolifération fibroblastique.

La réaction inflammatoire fait intervenir un grand nombre de types cellulaires (phagocytes mononucléés et polynucléaires, lymphocytes, plaquettes, mais aussi cellules propres des tissus, cellules endothéliales, etc.) et de médiateurs humoraux (complément, système contact, protéine de l’hémostase), qui sont autant de cibles des thérapeutiques. Enfin, la plupart des réactions inflammatoires induisent une réponse systémique comportant une augmentation des teneurs plasmatiques en protéines dites de la phase aigüe (telles que la protéine C réactive, la protéine sérique amyloïde A, plusieurs α-1-globulines, certains composants du complément, le fibrinogène, l’haptoglobine et une diminution des concentrations d’autres protéines telles que l’albumine, la transferrine, la fibronectine, l’apoprotéine A-1.

∑ source dictionnaire.academie-medecine.fr

La maladie de Crohn est une des maladies inflammatoires chroniques intestinales (MICI) qui peut atteindre tout le tube digestif de la bouche à l’anus, et éventuellement la peau, les articulations et les yeux.

De cause inconnue, cette maladie est caractérisée par une inflammation le plus souvent retrouvée au niveau de l’iléon et du côlon, qui serait d’origine multifactorielle, faisant intervenir entre autres une composante génétique et le microbiome.

Il s’agit d’une maladie chronique évoluant typiquement par poussées espacées par des phases dites de rémission, asymptomatiques. Les signes digestifs sont le plus souvent à type de diarrhée, de douleur abdominale ou de lésion proctologique. Le diagnostic nécessite une fibroscopie œsogastrique et une coloscopie avec réalisation de biopsies. Le traitement est surtout médical avec l’utilisation de dérivé aminosalicylé au cours des poussées et d’immunosuppresseur en entretien. Une intervention chirurgicale est parfois justifiée. L’arrêt d’un éventuel tabagisme est conseillé.

Le psoriasis (du grec ψωρίασις « éruption galeuse », psore ayant aussi autrefois désigné la gale en France) est une maladie inflammatoire de la peau d’origine inconnue et non contagieuse.  Cette affection dermatologique touche 1 à 3 % de la population mondiale.

Dans sa forme bénigne et typique, le psoriasis se caractérise par des lésions rouges et squameuses du cuir chevelu, des genoux et des coudes, associée à une atteinte des ongles. Dans les cas graves, l’atteinte cutanée peut être généralisée (érythrodermie) et il peut exister des atteintes des articulations. Cette dermatose évolue de façon chronique avec des poussées entrecoupées de périodes de rémissions de durée variable au cours desquelles les lésions sont minimes.

Aucun traitement permettant la guérison n’est connu ; le traitement proposé permet uniquement de contrôler l’évolution de la maladie, en permettant la régression transitoire plus ou moins complète des lésions. Le traitement est adapté en fonction de la gravité et du retentissement sur la qualité de vie des patients.

Le sacrum est un os unique de forme grossièrement triangulaire, qui réunit d’un seul tenant les cinq vertèbres sacrées au niveau du bassin.

Il est situé verticalement dans le prolongement de la cinquième et dernière vertèbre lombaire en haut et celui du coccyx en bas. Latéralement, il est enclavé entre les deux os iliaques pour constituer le bassin osseux. Sa base supérieure est appelée le promontoire sacré, celle inférieure étant nommée l’apex. En son centre passe le canal sacral qui contient les dernières racines nerveuses : on parle de la queue de cheval.

Fonction du sacrum

Vue sa position anatomique en regard des organes sexuels, le sacrum subit un dimorphisme sexuel. Chez la femme, le sacrum est plus court mais plus large que chez l’homme.

dimorphisme : présence de deux formes distinctes pour une même espèce, généralement interprétées comme étant le mâle de la femelle

Face antérieure

Aussi appelé pelvienne, elle est concave et regarde vers le bas. Sur cette face, on note la fusion des corps vertébraux, fusion visible au niveau des lignes transverses. Les processus costiformes sont volumineux, on remarque aussi la fusion des zygapophyses. Le ligament jaune va aussi participer à la fusion, tout en laissant huit orifices qui sont les foramens sacrés ventraux ou trous sacrés antérieurs.

Face postérieure

Elle est sous-cutanée et divisée dans la longueur par la crête sacrée. Cette crête est formée par la réunion des processus épineux des vertèbres sacrées, et qui aboutit en bas, à une échancrure : le foramen sacré.

Canal sacral

Le canal sacral est un prisme triangulaire allant en se rétrécissant vers le bas, et qui suit la courbure à concavité antéro-inférieure du sacrum. Il donne naissance latéralement à quatre foramens intervertébraux, qui bifurquent vite pour s’ouvrir sur les faces antérieure et postérieure par les foramens sacraux.

Étymologiquement, la sciatalgie désigne l’ensemble des symptômes douloureux relativement à l’irritation du nerf sciatique.

La raison de la douleur est essentiellement la compression au niveau de sa racine, notamment celle en regard des vertèbres lombaires.

La sciatalgie est une douleur touchant le nerf sciatique, du bas du dos jusqu’aux jambes. Elle n’est pas un trouble en-soi, mais plutôt le symptôme d’un problème avec votre nerf tel qu’une hernie discale.

C’est selon la douleur aiguë causée par ce malaise qu’on peut cerner le degré du problème en lui-même. Étymologiquement, la sciatalgie désigne l’ensemble des symptômes douloureux relativement à l’irritation du nerf sciatique.

La raison de la douleur est essentiellement la compression au niveau de sa racine, notamment celle en regard des vertèbres lombaires (compression par une hernie discale). Cette situation peut aussi avoir lieu sur le trajet du nerf sciatique (cas des hématomes du muscle psoas).

Le syndrome de Gougerot-Sjögren, ou syndrome de Sjögren (syndrome sec), est une maladie auto-immune systémique caractérisée par une atteinte des glandes exocrines, en particulier des glandes lacrymales et salivaires.

Il peut être primitif (c’est-à-dire isolé), ou secondaire (50/50) et associé à une autre maladie auto-immune : lupus érythémateux disséminé, polyarthrite rhumatoïde…

Le syndrome de Gougerot-Sjögren est une maladie rare touchant un peu moins d’un adulte sur 10 000. Les femmes sont 10 fois plus touchées que les hommes. Il survient le plus souvent vers 50 ans mais peut survenir plus tôt vers 20 et 30 ans.

Sa découverte date de 1933, par le Dr Henrik Sjögren, un ophtalmologiste suédois.

Le défilé cervico-brachial est en quelque sorte un tunnel allant du cou vers les bras (artères, veines, lymphatiques).

Symptômes

Les muscles scalènes antérieurs et scalènes moyens, la première côte et la clavicule forment les parois de ce défilé. Une côte surnuméraire, appelée aussi côte cervicale, ou un cal osseux (secondaire à une fracture de la clavicule, entraînent parfois le rétrécissement de ce passage.

Un cal osseux est une formation osseuse qui soude les deux parties d’un os fracturé. Il peut exister un cal vicieux qui fixe les deux parties de la fracture dans une mauvaise position. Une insuffisance musculaire au niveau des épaules entraîne, par affaissement de celles-ci, un rétrécissement de ce défilé cervico-brachial, susceptible de comprimer les éléments qui y transitent.

Quand l’ensemble des nerfs constituant ce que l’on appelle le plexus, et traversant ce défilé pour aller se rendre dans le bras, puis dans la main, est comprimé, cela entraîne une douleur. Cet écrasement provoque également une fatigue lors de certains travaux nécessitant l’utilisation fréquente et répétée du bras.

Le patient ressent alors des fourmillements ou des décharges électriques dans le bras, du côté de la compression.

La restriction peut également s’exercer sur une veine, de la même façon qu’elle appuie sur un nerf. Cela aboutit alors à la formation d’œdème, pouvant disparaître et réapparaître. Il s’agit de l’infiltration du tissu sous-cutané, qui se traduit par un gonflement localisé ou diffus.

Traitement

Le traitement associe une vasodilatation (ouverture du calibre des vaisseaux) et une fluidification du sang en utilisant des anticoagulants. Il consiste également à intervenir chirurgicalement pour supprimer les éléments qui entraînent la compression des vaisseaux sanguins. Il est associé à une rééducation kinésithérapique.

Evolution de la maladie

Le problème qui se pose alors, est celui de la surveillance d’une éventuelle phlébite pouvant survenir à la suite de la compression de cette veine.

Dans les cas les plus graves, la diminution de la vascularisation, c’est-à-dire du passage du sang, est tellement importante, qu’il peut survenir une occlusion, c’est-à-dire un arrêt total du passage du sang, et s’établir une stase entraînant un refroidissement brutal de tout le bras.

∑ source www.vulgaris-medical.com

Partie distale d’un muscle, dense, résistante et blanc nacré, par laquelle le muscle prend insertion.

Étym. lat. tendo: tendon

Le tendon transmet la force et le mouvement engendrés par le muscle. Il est formé de fibres dont la direction peut être parallèle ou oblique par rapport à celle des fibres musculaires et par rapport à la direction générale du muscle et de sa ligne d’action; cette disposition permet de distinguer différents types de muscles: muscles à fibres parallèles, muscles penniformes, semi-penniformes et pseudo-penniformes. Selon sa conformation propre, le tendon peut être court, plat, long ou cylindrique. Certains tendons appartenant à des muscles puissants ont une disposition hélicoïdale plus ou moins prononcée qui leur assure une certaine élasticité et permet une meilleure transmission des effets de la contraction musculaire. Un tendon long peut se réfléchir au cours de son trajet sur un point de réflexion dont la mobilité relative assure la même élasticité à la transmission du mouvement.

Formation conjonctive différenciée, le tendon a la même origine mésoblastique que la fibre musculaire. Il peut être simple, constitué d’un seul faisceau, ou composé, comprenant plusieurs faisceaux primitifs juxtaposés en faisceaux secondaires et tertiaires (type de tendon que l’on trouve chez l’homme). Le tendon est compris dans une gaine tendineuse dont il est séparé par une nappe de tissu conjonctif assez dense, le péritendinéum externe. De la face profonde de sa gaine émergent des cloisons de tissu conjonctif qui s’insinuent entre les faisceaux tendineux, le péritendinéum interne ou endotendon.

Le tendon est le siège d’une vascularisation et d’une innervation trophiques, ainsi que le point de départ d’une sensibilité proprioceptive consciente et inconsciente dont on retrouve les récepteurs dans le tendon sous forme de terminaisons libres ou de corpuscules de Ruffini et de corpuscules lamelleux (corpuscules de Pacini – corpuscules de Vater-Pacini). Cette innervation confère aux tendons un rôle important dans l’équilibre statique et dynamique du corps.

∑ sourcedictionnaire.academie-medecine.fr

Les uvéites sont des inflammations des structures internes de l’œil, qui se manifestent par une baisse de la vision, et souvent par une rougeur et des douleurs oculaires.
L’uvéite correspond à une inflammation d’une partie ou de la totalité de l’uvée. Elle peut ainsi provoquer une rougeur au niveau de l’œil. L’uvée, qui se situe dans la couche moyenne, c’est à dire au centre de l’œil, est composée de l’iris, de la choroïde, une membrane qui irrigue la rétine, et du corps ciliaire. L’iris correspond à la partie colorée de l’œil entourant la pupille, qui contrôle la quantité de lumière qui entre dans l’œil et qui atteint la rétine. Le corps ciliaire est un ensemble de muscles qui permet à l’œil de rendre une image nette : on parle d’accommodation.

L’uvéite peut être aiguë ou chronique et peut toucher un œil ou les deux.

L’uvéite peut être une iritis, également appelée uvéite antérieure. Dans ce cas, l’inflammation concerne l’iris. L’iritis est l’uvéite la plus fréquente. Il existe aussi des cyclites qui correspondent à une inflammation du corps ciliaire. Lorsque l’inflammation atteint l’iris et le corps ciliaire, on parle alors d’iridocyclite. L’uvéite postérieure, ou la choroïdite, touche elle la choroïde dans le fond de l’œil. Quand la totalité de l’urée est concernée, on parle plutôt d’une panuvéite.

Les conséquences de l’uvéite peuvent être graves puisque l’inflammation peut altérer la vision et même provoquer une perte permanente et définitive de la vue. Afin d’éviter ces complications, il est important de diagnostiquer au plus vite une uvéite et de la soigner dans les meilleurs délais.

Cause

Les uvéites peuvent être d’origine infectieuse. Elles peuvent également être liées à une blessure ou à une maladie auto-immune comme la sarcoïdose, une maladie inflammatoire généralement sans gravité, à l’arthrite psoriasique ou à la spondylarthrite ankylosante. Certains lymphomes (= cancers du tissu lymphatique) peuvent aussi être associés à une uvéite. Toutefois, la cause de l’uvéite reste fréquemment inconnue.

L’épicondylite est une inflammation de certains tendons du coude, responsable d’une douleur du coude.

Cette affection apparaît suite à des gestes du bras et de la main, répétés et/ou intensifs. Elle fait partie des troubles musculo-squelettiques du membre supérieur. Les premières personnes touchées sont les professionnels effectuant des tâches répétitives, les personnes bricolant souvent et les joueurs de tennis.

L’épicondylite entraîne une douleur du coude touchant la zone de l’épicondyle, petit relief osseux situé au-dessus de l’articulation du coude (sur la face externe du bras). Cette affection fait partie de ce que l’on appelle les troubles musculo-squelettiques du membre supérieur.

L’épicondylite est liée à une atteinte des tendons qui fixent les muscles de l’avant-bras sur l’épicondyle. La douleur ressentie peut avoir différentes origines (micro-déchirures des tendons, petites lésions au niveau de leur insertion sur l’os, etc.). Elle survient après une sollicitation du bras importante et/ou répétée.

Quels sont les symptômes de l’épicondylite ?

L’épicondylite peut survenir brutalement ou progressivement. Parfois, l’épicondyle commence par devenir plus sensible au toucher, avant l’apparition de la douleur proprement dite.

La douleur du coude apparaît suite à des mouvements répétés et/ou intensifs de la main et du bras. Elle se situe au niveau de l’épicondyle et peut diffuser à la face externe de l’avant bras.

La personne touchée peut souffrir :

  • en répétant le geste qui a provoqué l’épicondylite
  • en dépliant le bras
  • en saisissant des objets bras tendu
  • en effectuant un mouvement de rotation, par exemple pour ouvrir une porte.

Les traitements

Le traitement le plus approprié concernant l’épicondylite est le repos. Les anti-inflammatoires ne sont pas très efficaces, puisque la douleur revient en général après l’arrêt du traitement. La kinésithérapie est efficace si l’on met en même temps le coude au repos, donc arrêt du sport, et autres mouvements répétitifs de ce dernier.

Dans certains cas, l’infiltration est bénéfique, à condition de ne pas reprendre l’activité trop tôt. L’ostéopathie peut également être un moyen de vous soulager car parfois le problème ne vient pas forcement de votre coude .

∑ lire la brochure – en téléchargement gratuit – de l’Observatoire de la Médecine Générale

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