La sexualité des patients atteints de RIC | partie 2

Evelyne ROSALIE | Relations avec le corps médical

Une gestion au quotidien par la respiration

  • Placez les deux mains sur la cage thoracique comme pour l’envelopper. Comme deux pinces, elles vous aideront à refermer les côtes dans l’idée d’exercer une pression pour les rapprocher, sans exagération.
  • Inspirez sur quatre temps, en comptant lentement jusqu’à quatre, en rentrant tout d’abord le ventre, puis en maintenant la pression sur les côtes, et en envoyant l’air le plus haut possible jusqu’aux voies aériennes supérieures (au niveau de la clavicule). Marquez un petit temps d’arrêt.
  • Expirez par le nez, toujours sur quatre temps. Abaissez la poitrine, refermez les côtes et gonflez légèrement le bas du ventre sans lâcher la taille pour pousser l’expiration jusque dans le bassin puis jusqu’au bout des pieds, sans forcer.
  • Relâchez l’intérieur du corps n’implique pas de relâcher sa posture. Vu de l’extérieur, le corps ne bouge pratiquement pas.
  • La respiration est un mouvement intérieur qui ne nécessite pas de faire des mouvements extérieurs. C’est elle qui donne le « la » aux différentes parties du corps qui s’ajusteront automatiquement.

Répétez l’expérience le plus souvent que possible. Vous pouvez faire 10 respirations en le temps d’inspirer longuement et lentement et de faire votre expiration  tout aussi longuement et profondément. L’inspiration et l’expiration seront d’intensité et de durée  équivalentes.

Si vous avez du mal à savoir si vous respirez jusque dans le bas de votre ventre, faites le test suivant, il vous servira d’auto-correcteur.

  •  Placez vos mains sur le bas de votre ventre.
  • Inspirez lentement par le nez sur quatre temps en rentrant le ventre.
  • Marquez un petit temps d’arrêt.
  • Puis expirez lentement sur quatre temps par le nez en abaissant la poitrine, en relâchant les côtes et surtout en gonflant le bas de votre ventre. Vous pourrez sentir qu’à l’expiration, elles se soulèvent légèrement. C’est le signe que votre expiration va jusque dans le bas de votre ventre.
  • Plus vous parviendrez à descendre votre expiration plus votre nouvelle inspiration sera longue, plus par la suite votre expiration vous aidera à faire basculer le bassin. De fil en fil en aiguille, vous aurez une réelle maîtrise sur vos mouvements
  • N’hésitez pas à passer du temps sur l’apprentissage de cette respiration est la clef du soulagement pour apaiser la douleur physique et psychique
Mon conseil

Il est nécessaire de respecter l’ordre des mouvements. Chaque chose se fait l’une à la suite de l’autre pour éviter les mouvements saccadés. Prenez votre temps. Ne faites pas de mouvement brusque.

Vous aurez peut-être l’impression d’étouffer, de ne pas pouvoir prendre suffisamment d’air ou d’expirer tout l’air absorbé. C’est normal. Ce sont les inconvénients auxquels on est souvent confronté lorsque la cage thoracique a du mal à se déployer ou à se refermer.

Pour éviter ce désagrément, inspirez et expirez encore plus lentement et concentrez-vous sur le mouvement des côtes. Vous devez sentir cet ascenseur imaginaire des côtes monter et descendre lorsque vous respirez.

Petit à petit, avec la répétition des différents mouvements qui composent la respiration, vos muscles intercostaux vont regagner en souplesse. La manipulation de votre colonne d’air sera plus aisée et votre respiration plus ample. Dès lors vous retrouverez ou découvrirez le plaisir à respirer amplement.

Vous pouvez pratiquer cet exercice à tout moment de la journée pour vous exercer : soit en position couchée soit en position assise ou encore debout. Cet exercice peut s’inclure facilement dans votre quotidien et vous en verrez les bénéfices très rapidement.