Dico

Spondylarthrite vient du grec spondylos (spondyl) qui veut dire vertèbre et de « arthrite ». Ankylosante vient de Ankylose, qui veut donner comme sens : se solidifie, consolide.


spondyloSpondyloarthrite

La spondylarthrite est la forme classique d’un groupe de maladies regroupées sous le nom de spondylarthropathies. Ces dernières ont toutes en commun l’atteinte inflammatoire de la colonne vertébrale et du bassin, des articulations périphériques et à un degré divers d’autres organes [lire la suite]


Articulation sacro-iliaque

L’articulation sacro-iliaque est l’articulation du sacrum avec les deux os iliaques (il y a donc deux articulations sacro-iliaques, à droite et à gauche du sacrum). Cette articulation est maintenue par une capsule et un réseau de trois ligaments très puissants [lire la suite]


HLA-B27

L’antigène HLA-B27 (human leucocyte antigen B27) est un antigène de surface de classe I, codé par le locus B du complexe majeur d’histocompatibilité, sur le chromosome 6. Sa fréquence dans la population générale varie de 8 % chez les caucasiens à 0,5 à 1 % chez les japonais  [lire la suite]


Maladie auto-immune

On parle de maladie auto-immune lorsque le système immunitaire de l’organisme déclenche une réaction inflammatoire avec immunisation caractérisée envers ses antigènes du soi non-modifié — d’où la racine auto- pour parler de ce trouble de l’immunité [lire la suite]


Fibromyalgie

La fibromyalgie, ou syndrome fibromyalgique, est un syndrome associant des douleurs musculaires et articulaires diffuses, une fatigue, des troubles du sommeil, des troubles cognitifs mineurs et des troubles de l’humeur d’intensité variable et d’évolution chronique [lire la suite]


Uvéite
Les uvéites sont des inflammations des structures internes de l’œil, qui se manifestent par une baisse de la vision, et souvent par une rougeur et des douleurs oculaires.
L’uvéite correspond à une inflammation d’une partie ou de la totalité de l’uvée. Elle peut ainsi provoquer une rougeur au niveau de l’œil. L’uvée, qui se situe dans la couche moyenne, c’est à dire au centre de l’œil, est composée de l’iris, de la choroïde, une membrane qui irrigue la rétine [lire la suite]

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DICO

Une infiltration en médecine est l’injection d’une substance liquide dans une région précise du corps humain, hors vaisseaux sanguins.

infiltrationElles sont notamment utilisées en rhumatologie par l’injection de corticoïdes dans une articulation, ou en anesthésie par injection d’un produit anesthésique à proximité d’une structure nerveuse (nerf ou ganglion), qui, par diffusion, va provoquer le blocage de l’influx nerveux sensitif.

Qu’est-ce qu’une infiltration guidée ou sous scopie ?

La plupart des infiltrations peuvent êtres faites par votre médecin en consultation. Mais dans certains cas, il est souhaitable d’injecter le produit avec une grande précision au niveau de la cible. Dans ce cas, l’infiltration est réalisée dans une salle de radiologie avec un contrôle radioscopique : le trajet de l’aiguille est repéré à la radiographie. L’injection d’une petite quantité de produit de contraste, avant l’infiltration elle-même, confirme que la pointe de l’aiguille est bien placée. L’infiltration d’une petite articulation (comme les articulations postérieures du dos) ou l’infiltration proche de structures nobles (nerfs, vaisseaux, etc.) méritent également d’être réalisées sous contrôle radioscopique.

En quoi ce traitement consiste-t-il ?

Il s’agit d’injecter le médicament directement à l’endroit où l’on souhaite qu’il agisse. Le principe est séduisant mais vous devinez tout de suite l’un de ses inconvénients : le médecin pique souvent, par définition, à l’endroit où ça fait mal !

Ce n’est pas toujours vrai, en particulier quand le problème à traiter se situe à l’intérieur d’une cavité (articulation, bourse de glissement, canal vertébral…). Du moment que la pointe de l’aiguille est dans cette cavité, le produit se répartira correctement à l’intérieur, et le médecin peut choisir alors l’abord qui lui paraît le plus facile.

Le médicament habituellement infiltré est un dérivé de la cortisone.

La cortisone a de nombreux avantages, c’est une hormone naturelle, dotée d’excellentes propriétés anti-inflammatoires. Sa non-toxicité permet d’augmenter la dose et de majorer son action selon les besoins. Tandis que les anti-inflammatoires courants (dits « non-stéroïdiens » par opposition aux « stéroïdes » qui sont les dérivés de la cortisone) deviennent rapidement dangereux si on dépasse la dose maximale, avec un effet sur l’inflammation qui sature.

La cortisone ayant un effet anti-allergique, ses dérivés inhibent l’éventuel effet allergisant que pourraient avoir, soit eux-mêmes soit un produit associé dans l’injection. Il n’y a pas d’accidents digestifs avec la cortisone. Elle est autorisée pendant la grossesse.

Quelles précautions prendre ?

Dans les heures qui suivent l’infiltration, il arrive parfois que la douleur soit majorée ; aussi, ne forcez pas sur votre articulation. Ces troubles disparaissent spontanément au bout de quelques heures et ne contre-indiquent en aucun cas de nouvelles infiltrations.

A l’inverse, une douleur qui se manifeste 48 heures après l’infiltration, doit vous amener à consulter immédiatement votre médecin pour éliminer une possible infection. Même si ce risque est très faible (1 cas sur 50 000 infiltrations), il faut être particulièrement vigilant.

Il est inutile de prévoir un régime : la cortisone administrée par voie locale dans une articulation a un passage dans le sang beaucoup trop faible pour entraîner une prise de poids. En revanche, si vous êtes diabétique, cela peut entraîner un déséquilibre passager.

Il est recommandé de ne pas faire pratiquer plus de trois infiltrations par an et par articulation car, si les trois premières n’ont pas eu un effet suffisant, il est peu probable que la quatrième se montre plus efficace.

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