Découvrez le témoignage poignant de la présidente de Spondyloaction : concilier vie avec la spondylarthrite, engagement associatif et combat au quotidien.
Être à la tête d’une association de patients tout en vivant au quotidien avec une maladie chronique est un défi de chaque instant. À travers ce récit personnel, je partage mon parcours face à la spondylarthrite ankylosante, les épreuves traversées, mais surtout les raisons qui m’ont poussée à transformer ce combat individuel en un engagement collectif.

Le diagnostic : quand le quotidien bascule
En 2016, on m’a diagnostiqué une spondylarthrite. Cette annonce a été un véritable coup de massue de plus, ayant eu d’autres problèmes de santé auparavant. Cela m’a achevé. Je me demandais ce que j’allais devenir en tant que femme, en tant que mère, en tant qu’active pour la société et tant qu’épouse
Comme je ne me suis jamais laissé enfermer dans le déni ou la dépression, un an après ce diagnostic, j’ai voulu demander le soutien de ma famille pour créer ma propre association. Cette association, vous la connaissez, elle a vocation d’œuvrer et d’aider pour les malades atteints de cette maladie site web. Je pensais qu’ils allaient me rire au nez mais non. A l’unanimité, mon fils, ma fille, mon gendre et mon mari m’ont dit oui en voulant s’associer à ma démarche, voilà comment est né Spondyloaction.
Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts. J’ai fait deux années d’étude en faculté de médecine pour obtenir des diplômes universitaires. Un en tant que représentante des usagers et l’autre en tant que patiente experte. J’assiste régulièrement à des séminaires, des congrès, des forums pour connaitre l’état du progrès et voir l’avancement des recherches dans notre maladie.
Les permanences physique organisées permettent aux malades de venir échanger, discuter avec d’autres personnes porteur de handicap, de la maladie, de leurs soucis au quotidien souvent assistés par de professionnels de santé ou d’intervenants extérieurs.
J’aide régulièrement les malades dans leurs démarches administratives et médicales. Je fais le lien avec les organismes étatiques et les professionnels de santé afin de les aider au mieux, notamment dans la rédaction du dossier MDPH.
J’apporte un soutien quotidien à ces personnes qui en ont besoin , devenant parfois leurs confidentes, leurs amies. Aucun tabou n’existe entre nous, nous parlons de tout même de sexualité qui dans le milieu médical est un sujet délicat.
Je pense avoir trouvé mon chemin, même si cela ne m’empêche pas de souffrir de cette maladie. Ma vie me semble ordonnée, stable, je ne dirais pas paisible car vivre avec plusieurs maladies auto immunes n’est pas facile, mais il faut avancer et « prendre le taureau par les cornes ».
Je suis là pour vous, l’abandon n’est pas une option pour moi !
Dans ce petit article, je tenais à remercier tout d’abord mon mari. Sans lui rien n’existerait : site, réseaux sociaux … et support moral quotidien. Il élabore tous les jours de nouvelles techniques pour que notre site soit accueillant, tout comme nos réseaux sociaux. Encore une fois merci.
Je remercie aussi mes enfants et mon gendre qui sont là perpétuellement dans tous ce que j’entreprends, ils me motivent toujours « Fonces maman, tu peux le faire ». En exemple, leur soutien pour le diplôme universitaire que j’entrevoie de faire l’année prochaine en santé sexuelle.
Voilà, c’est ma vie depuis bientôt trois ans et j’espère que je continuerais à vous aider dès que vous en aurez besoin.
Ensemble, brisons l'isolement : Si la maladie fait partie de ma vie, elle ne définit pas qui je suis. Spondyloaction est là pour rappeler à chaque patient qu'il existe un espace d'écoute, d'entraide et d'action.