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Spondyl(O)action ou comment allier Zumba et massage un dimanche matin …

Article de Léonie Gervais, Etudiante en 2e année à l’IFMK du CEERRF – Saint Denis, Présidente de l’AEKiC (Association des Etudiants Kinés de l’institut du CEERRF)

Léonie Gervais
Léonie Gervais

La matinée commence avec un discours de la présidente et fondatrice de l’association, Nathalie Robert, elle-même atteinte de spondylarthrite. Les objectifs de cette journée sont simples : réunir du monde autour d’une activité sportive pour les sensibiliser sur un sujet très important, à savoir la spondylarthrite et la fibromyalgie.

La spondylarthrite, ou plus vulgairement appelée la maladie de la colonne bambou, est un rhumatisme inflammatoire encore trop peu connu. On peut parfois mettre des dizaines d’années à se rendre compte que l’on est atteint de ce rhumatisme, pensant que c’est un simple mal de dos.

CEERRF

C’est donc pour cette belle cause que nous étions tous réunis ce dimanche matin dans la salle du gymnase d’Aulnay sous bois. Une trentaine de personnes étaient présentes pour soutenir l’association. Patients, familles, amis, étudiants, membres de l’association ou non, nous étions tous présents, prêts à danser sur des rythmes de danse latine et pour d’autres prêts à se faire masser.

Un cours de zumba a été donné lors de cette matinée et nous, étudiants, entre deux pas de danse pouvions masser ceux qui en ressentaient l’envie ou le besoin. Les premières personnes à venir s’installer sur les tables ont pu apprécier un massage à 4 mains d’étudiants très motivés pour l’occasion. En effet, c’est dans la bonne humeur que s’est déroulée cette matinée éducative, solidaire et sportive. Accompagnés d’un masseur-kinésithérapeute diplômé d’état, qui plus est ancien du Ceerrf, Fabien Poinloup, nous avons pu nous faire la main pour la bonne cause.

Enfin, si on me demandait de résumer cette matinée je dirais que c’était pour nous tous une très belle occasion d’apprendre, de s’informer sur ce rhumatisme grâce aux membres de l’association. Mais aussi de s’exercer au massage dans la bonne humeur.

Merci Spondyl(O)action !

Infiltration et infiltration guidée sous scope

Une infiltration en médecine est l’injection d’une substance liquide dans une région précise du corps humain, hors vaisseaux sanguins.

infiltrationElles sont notamment utilisées en rhumatologie par l’injection de corticoïdes dans une articulation, ou en anesthésie par injection d’un produit anesthésique à proximité d’une structure nerveuse (nerf ou ganglion), qui, par diffusion, va provoquer le blocage de l’influx nerveux sensitif.

Qu’est-ce qu’une infiltration guidée ou sous scopie ?

La plupart des infiltrations peuvent êtres faites par votre médecin en consultation. Mais dans certains cas, il est souhaitable d’injecter le produit avec une grande précision au niveau de la cible. Dans ce cas, l’infiltration est réalisée dans une salle de radiologie avec un contrôle radioscopique : le trajet de l’aiguille est repéré à la radiographie. L’injection d’une petite quantité de produit de contraste, avant l’infiltration elle-même, confirme que la pointe de l’aiguille est bien placée. L’infiltration d’une petite articulation (comme les articulations postérieures du dos) ou l’infiltration proche de structures nobles (nerfs, vaisseaux, etc.) méritent également d’être réalisées sous contrôle radioscopique.

En quoi ce traitement consiste-t-il ?

Il s’agit d’injecter le médicament directement à l’endroit où l’on souhaite qu’il agisse. Le principe est séduisant mais vous devinez tout de suite l’un de ses inconvénients : le médecin pique souvent, par définition, à l’endroit où ça fait mal !

Ce n’est pas toujours vrai, en particulier quand le problème à traiter se situe à l’intérieur d’une cavité (articulation, bourse de glissement, canal vertébral…). Du moment que la pointe de l’aiguille est dans cette cavité, le produit se répartira correctement à l’intérieur, et le médecin peut choisir alors l’abord qui lui paraît le plus facile.

Le médicament habituellement infiltré est un dérivé de la cortisone.

La cortisone a de nombreux avantages, c’est une hormone naturelle, dotée d’excellentes propriétés anti-inflammatoires. Sa non-toxicité permet d’augmenter la dose et de majorer son action selon les besoins. Tandis que les anti-inflammatoires courants (dits « non-stéroïdiens » par opposition aux « stéroïdes » qui sont les dérivés de la cortisone) deviennent rapidement dangereux si on dépasse la dose maximale, avec un effet sur l’inflammation qui sature.

La cortisone ayant un effet anti-allergique, ses dérivés inhibent l’éventuel effet allergisant que pourraient avoir, soit eux-mêmes soit un produit associé dans l’injection. Il n’y a pas d’accidents digestifs avec la cortisone. Elle est autorisée pendant la grossesse.

Quelles précautions prendre ?

Dans les heures qui suivent l’infiltration, il arrive parfois que la douleur soit majorée ; aussi, ne forcez pas sur votre articulation. Ces troubles disparaissent spontanément au bout de quelques heures et ne contre-indiquent en aucun cas de nouvelles infiltrations.

A l’inverse, une douleur qui se manifeste 48 heures après l’infiltration, doit vous amener à consulter immédiatement votre médecin pour éliminer une possible infection. Même si ce risque est très faible (1 cas sur 50 000 infiltrations), il faut être particulièrement vigilant.

Il est inutile de prévoir un régime : la cortisone administrée par voie locale dans une articulation a un passage dans le sang beaucoup trop faible pour entraîner une prise de poids. En revanche, si vous êtes diabétique, cela peut entraîner un déséquilibre passager.

Il est recommandé de ne pas faire pratiquer plus de trois infiltrations par an et par articulation car, si les trois premières n’ont pas eu un effet suffisant, il est peu probable que la quatrième se montre plus efficace.