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Biosimilaires : Restons unis dans l’effort collectif

Tribune par un collectif de 23 signataires parue simultanément dans le Quotidien du Médecin et dans la Quotidien du Pharmacien

Le Quotidien du médecinComment accompagner le développement des médicaments  biosimilaires ? Un collectif regroupant des associations de patients, un syndicat de pharmaciens et des industriels fait des propositions pour soutenir cette dynamique et améliorer l’usage de ces produits.

De nombreux malades atteints de cancers, de maladies chroniques, se soignent avec des médicaments dits biologiques, issus d’organismes vivants et produits grâce à des procédés biotechnologiques. Lorsque le brevet de ces médicaments tombe dans le domaine public, les industriels sont autorisés à produire des médicaments dits biosimilaires, à ne pas confondre avec les médicaments génériques, car leur nature biologique ne les rend pas copiables à l’identique.

La loi de financement de la sécurité sociale pour 2020 a modifié la réglementation des médicaments biosimilaires en choisissant de confier au médecin, dans un dialogue avec le patient, la décision du passage d’un médicament biologique dit de référence à un médicament biosimilaire (ce changement étant alors appelé  interchangeabilité), plutôt qu’au pharmacien (ce changement étant alors appelé substitution). L’interchangeabilité est pour nous également une garantie de la sécurité, du bon usage, de la traçabilité,
du suivi clinique et de la confiance entre le patient et ses professionnels de santé.

De nouvelles évolutions à l’étude

Début avril 2021, le ministère de la Santé a formé un groupe de travail réunissant l’ensemble des parties prenantes (patients, médecins, pharmaciens, industriels, assurance maladie et ANSM). L’objectif est de proposer des évolutions de la réglementation permettant d’accroître l’usage des médicaments biosimilaires, et, partant, les économies qu’ils génèrent. Les médicaments biosimilaires, approuvés selon les mêmes normes de qualité, de sécurité et d’efficacité pharmaceutiques que celles qui s’appliquent à tous les médicaments biologiques via un développement clinique robuste et des procédés de fabrication de pointe, sont un levier d’accès aux soins pour les malades grâce à leur capacité à générer des économies. Leur prix étant plus faible, ils sont un moyen de concourir à la maîtrise des dépenses de santé. Les économies ne doivent toutefois pas répondre uniquement à une logique opportuniste mais s’envisager sur le long terme.

Respecter l’intérêt des patients et de objectifs de santé publique définis

La réglementation et le modèle des biosimilaires doivent reposer sur la décision médicale partagée et l’interchangeabilité. Ce modèle ne sera pérenne que s’il garantit l’implication des patients et des professionnels de santé; c’est une des conditions de la confiance nécessaire à l’amélioration de l’observance et du bon usage. C’est aussi pourquoi cette évolution ne pourra être mise en œuvre que si les patients et les professionnels de santé sont informés, sensibilisés et formés aux médicaments biosimilaires. Les pharmaciens sont des acteurs clés du parcours de soins dans la dispensation d’un biosimilaire à un patient, dans le cadre de son suivi et dans l’observance.

Des disparités existent quant à l’utilisation des biosimilaires au niveau européen. Elles sont parfois liées à la réglementation nationale (catégories de médecins autorisés à les prescrire, usage strictement hospitalier ou en pharmacie d’officine), parfois liées à d’autres facteurs, notamment économiques (incitations à l’achat pour les hôpitaux ou à la prescription par les médecins), dans l’éducation (apprentissage du dispositif d’auto-injection par les patients ou information délivrée par les professionnels de santé) ou encore culturelles. 

La France est régulièrement présentée comme un mauvais élève. Elle fait pourtant partie des leaders européens et les taux de pénétration à l’hôpital en France parlent d’eux-mêmes, allant de 64 à 86 % selon les molécules. La marge de progression est plus importante pour les biosimilaires disponibles en pharmacie d’officine et que les médecins généralistes sont autorisés à prescrire.

Quatre propositions pour l’avenir

Notre collectif a formulé quatre propositions pour soutenir un développement des médicaments biosimilaires dans l’intérêt des tout premiers concernés, les patients :

  • La décision médicale partagée est, et doit rester, le cadre principal permettant le passage d’un médicament biologique de référence à un médicament biosimilaire : nous en faisons un principe cardinal.
  • Si les molécules relevant de la prescription initiale hospitalière doivent rester dans le champ de l’interchangeabilité, nous sommes néanmoins favorables à l’évaluation de la substitution pour certains biosimilaires définis par l’ANSM, après consultation des sociétés savantes et des associations de malades concernées.
  • L’interprofessionnalité est indispensable à la qualité de l’accompagnement des malades utilisant des médicaments biologiques. Chaque professionnel de santé a un rôle important à jouer dans la prescription, la dispensation et l’éducation thérapeutique et doit trouver une juste valorisation.
  • Les expérimentations de type article 51 visant à renforcer la prescription des médicaments biosimilaires à l’hôpital ont fait leur preuve et doivent être étendues, simplifiées et pérennisées.

L’actualité doit nous pousser à tirer les enseignements du rapport que les citoyens ont à leurs médicaments, et leur confiance affichée envers leurs professionnels de santé n’y changera rien. Dès lors que la confiance est rompue entre le malade, ses professionnels de santé et son traitement, toute tentative de légiférer sera vaine. Une  démarche constructive est la seule à même d’accompagner le développement des médicaments biosimilaires sur le long terme.

Restons unis dans l’effort collectif.

signataires
Accord Healthcare
ACS Action Contre les Spondylarthropathies
AFA Crohn RCH France
Amgen
Association France spondylarthrites
Association Inflam’Œil
ANDAR Association nationale de défense contre l’arthrite rhumatoïde
Biogen
Cancer Contribution
Celltrion Healthcare France
Europa Donna
FFD Fédération française des diabétiques
France Lymphome Espoir
France psoriasis
Fresenius Kabi
Kourir
LFSEP Ligue française contre la sclérose en plaques
Lupus France
Mundipharma
Renaloo
Sandoz
Spondyl(O)action
UNFF Union nationale des pharmacies de France

Le Quotidien du Pharmacien.fr

Le vaccin COVID, Keskesé ?

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Communiqué SFR / Coronavirus

Communiqué actualisé en date du 17 mars 2020 rédigé par la Société Française de Rhumatologie à destination de vos patients.

Réponse à donner aux patients qui posent des questions sur le risque que constitue leur traitement face au COVID-19 :

Malgré l’absence de données dans la littérature, et en raison d’un risque présumé compte-tenu des données disponibles sur les autres infections respiratoires, sont considérés à risque d’infection COVID-19, les personnes avec une immunodépression acquise par traitement immunosuppresseur, biothérapie et/ou une corticothérapie à dose immunosuppressive selon le Haut Conseil de Santé Publique.

En l’absence de signes d’infection COVID-19 :

  • Poursuivez le traitement de votre rhumatisme inflammatoire chronique (traitements de fond biologiques ou non, corticoïdes)
  • L’arrêt de votre traitement risque d’entrainer une rechute de la maladie qui vous fragiliserait face à l’infection
  • L’arrêt brutal des corticoïdes est dangereux
  • Dans la mesure du possible, remplacez la prise d’anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS) par du paracétamol et ne prenez des AINS que si le contrôle des symptômes de votre maladie rhumatologique le nécessite.

En présence de signes d’infection COVID-19 : fièvre, toux, essoufflement, douleurs musculaires :

  • Arrêtez le traitement de votre rhumatisme inflammatoire chronique, SAUF LES CORTICOÏDES
  • Les AINS doivent également être proscrits. Des formes sévères d’infection #COVID-19 avec pneumonie grave ont été rapportées chez des sujets jeunes ayant consommé des AINS. Nous rappelons que le traitement d’une fièvre mal tolérée ou de douleurs dans le cadre du #COVID19 ou de toute autre virose respiratoire repose sur le paracétamol, sans dépasser la dose de 3 g/jour
  • Contactez votre médecin ou votre rhumatologue pour décider de la suite de votre prise en charge
  • Protégez votre entourage (pas de contact direct, port de masque)

Pour tous :

  • Évitez les déplacements, les rassemblements
  • Évitez les contacts (poignées de main, embrassades…)
  • Lavez-vous fréquemment les mains (eau et savon) ou utilisez une solution Hydro-alcoolique
  • Surveillez votre température
  • Les patients les plus fragiles, notamment les plus de 70 ans, doivent restreindre drastiquement leurs interactions sociales et reporter les soins non-urgents afin d’éviter les sorties et les salles d’attente

La société Française de Rhumatologie a également publié ce communiqué sur son site Grand Public :

Qu’est ce que COVID-19 ?

  • Une infection liée à un coronavirus (SARS-CoV-2) nouvellement transmis à l’homme, et responsable d’une épidémie de pneumonie apparue en Chine, actuellement présente en France
  • L’infection se traduit par de la fièvre, une toux, une fatigue, des courbatures, parfois des vomissements et des diarrhées.
  • Cette infection peut se compliquer d’une pneumonie, parfois sévère
  • Les complications sévères s’observent essentiellement chez des gens fragiles : personnes âgées, sujets porteurs de maladies chroniques telles que maladies cardiaques, hypertension, diabète, bronchite chronique, tabagisme
  • Les rhumatismes inflammatoires et les maladies auto-immunes ne font pas partie à ce jour des maladies à risque avéré

 Que faire si vous ne présentez aucun symptôme :

  • Ne modifiez pas le traitement de votre maladie : il n’augmente pas le risque de contracter l’infection. Certains traitements utilisés dans les rhumatismes inflammatoires (hydroxychloroquine, inhibiteurs de JAK, corticoïdes) ont même été utilisés ou proposés pour leur effet anti-viral potentiel et pour traiter l’excès d’inflammation dans les formes sévères de pneumonie compliquant l’infection COVID-19.
  • Adoptez les mesures préventives régulièrement recommandées, pour vous et pour votre entourage :
    • Limiter ses déplacements, éviter les rassemblements
    • Se laver les mains très régulièrement
    • Tousser ou éternuer dans son coude
    • Saluer sans se serrer la main, éviter les embrassades
    • Utiliser des mouchoirs à usage unique et les jeter après usage
    • Porter un masque uniquement en cas de symptôme respiratoire ; en l’absence de symptômes le port du masque n’est pas nécessaire

 Que faire si vous présentez des symptômes évocateurs de COVID-19 :

  • Vous ne devez pas vous rendre spontanément chez votre médecin ou à l’hôpital
  • Vous devez appeler le 15, ou votre médecin (généraliste ou rhumatologue) ou le 0 800 130 000, et vous serez dirigé vers un centre de dépistage
  • Vous passerez un test de confirmation du diagnostic
  • Ce n’est qu’après cette éventuelle consultation, et en fonction des résultats des analyses, qu’il pourra être discuté de modifier le traitement de votre maladie rhumatologique inflammatoire
  • Protégez votre entourage avec les mêmes mesures de prévention recommandées :
    • Portez un masque chirurgical
    • Utilisez des mouchoirs jetables
    • Lavez-vous les mains régulièrement (eau et savon ou solution hydro-alcoolique)

Sondage Microbiote

Afin de savoir si notre flore intestinale ou buccale provoque notre RIC (rhumatisme inflammatoire chronique), merci de répondre à ces deux questions sous forme de commentaire qui seront soumises aux chercheurs.

Qu’est ce qu’une microbiote ?

Un microbiote correspond à l’ensemble des micro-organismes (bactéries, champignons, virus) présents au sein d’un écosystème particulier. Le microbiote humain est ainsi constitué de l’ensemble des micro-organismes que chacun d’entre nous véhicule au sein de sa flore intestinale, buccale, respiratoire, cutanée…

  • Vous recevrez une copie de votre réponse au sondage via votre courriel

    Votre nom - prénom

    Votre n° de portable ou fixe

    Votre courriel

    Êtes- vous adhérent(e) de Spondyl(O)action ?

    OuiNon

    Veuillez sélectionner votre département de résidence

    Pensez vous qu'il existe une cause à effet entre les microbiotes (buccales et intestinales) et votre rhumatisme inflammatoire (spondylarthrite, arthrose, polyarthrite rhumatoïde, ostéoporose …) ?

    Votre réponse

    Quelles sont vos attentes au niveau de la recherche ?

    Votre réponse

    L'association SPONDYLOACTION est partenaire de l'INSERM et affiliée à l'AFLAR .

    Spondyloarthrite

    Spondylarthrite ou Spondyloarthrite vient du grec spondylos (spondyl) qui veut dire vertèbre et de « arthrite ». Ankylosante vient de Ankylose, qui veut donner comme sens : se solidifie, consolide.

    La spondylarthrite est la forme classique d’un groupe de maladies regroupées sous le nom de spondylarthropathies. Ces dernières ont toutes en commun l’atteinte inflammatoire de la colonne vertébrale et du bassin, des articulations périphériques et à un degré divers d’autres organes.

    La spondylarthrite est un maladie inflammatoire douloureuse qui se caractérise par sa localisation préférentielle à la colonne vertébrale et aux articulations sacro-iliaques du bassin, avec un risque au cours de l’évolution de survenue d’un enraidissement progressif. Cette pathologie peut également atteindre les articulations périphériques (celles des membres inférieurs surtout) et d’autres organes comme la peau, l’œil ou l’appareil digestif le plus souvent.

    Cela n’a rien à voir avec l’arthrose ou les rhumatismes dégénératifs (dus à l’usure du cartilage) des personnes âgées : la douleur survient la nuit et réveille au petit matin. Bouger et marcher la soulage contrairement aux douleurs liées à un lumbago ou un torticolis. Le lever est douloureux, à cause d’un déverrouillage qui peut durer plus d’un quart d’heure.

    Les douleurs du talon (talalgies) sont caractéristiques des spondylarthrites : impossibilité de marcher tant la douleur du talon est handicapante et les tendinites (tendon d’Achille …) sont fréquentes.

    Qui est touché par la spondylarthrite ?

    La spondylarthrite toucherait 0,3 % de la population française, soit environ 300 000 personnes. On a longtemps pensé que les hommes étaient trois à quatre fois plus touchés que les femmes, mais des études récentes semblent indiquer que la spondylarthrite atteint les hommes et les femmes avec la même fréquence. Il existe une prédisposition génétique liée à la présence de l’antigène HLA B27 qui peut être recherché dans le sang. Les formes familiales sont fréquentes.

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