Archives de catégorie : santé

Communiqué SFR / Coronavirus

Communiqué actualisé en date du 17 mars 2020 rédigé par la Société Française de Rhumatologie à destination de vos patients.

Réponse à donner aux patients qui posent des questions sur le risque que constitue leur traitement face au COVID-19 :

Malgré l’absence de données dans la littérature, et en raison d’un risque présumé compte-tenu des données disponibles sur les autres infections respiratoires, sont considérés à risque d’infection COVID-19, les personnes avec une immunodépression acquise par traitement immunosuppresseur, biothérapie et/ou une corticothérapie à dose immunosuppressive selon le Haut Conseil de Santé Publique.

En l’absence de signes d’infection COVID-19 :

  • Poursuivez le traitement de votre rhumatisme inflammatoire chronique (traitements de fond biologiques ou non, corticoïdes)
  • L’arrêt de votre traitement risque d’entrainer une rechute de la maladie qui vous fragiliserait face à l’infection
  • L’arrêt brutal des corticoïdes est dangereux
  • Dans la mesure du possible, remplacez la prise d’anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS) par du paracétamol et ne prenez des AINS que si le contrôle des symptômes de votre maladie rhumatologique le nécessite.

En présence de signes d’infection COVID-19 : fièvre, toux, essoufflement, douleurs musculaires :

  • Arrêtez le traitement de votre rhumatisme inflammatoire chronique, SAUF LES CORTICOÏDES
  • Les AINS doivent également être proscrits. Des formes sévères d’infection #COVID-19 avec pneumonie grave ont été rapportées chez des sujets jeunes ayant consommé des AINS. Nous rappelons que le traitement d’une fièvre mal tolérée ou de douleurs dans le cadre du #COVID19 ou de toute autre virose respiratoire repose sur le paracétamol, sans dépasser la dose de 3 g/jour
  • Contactez votre médecin ou votre rhumatologue pour décider de la suite de votre prise en charge
  • Protégez votre entourage (pas de contact direct, port de masque)

Pour tous :

  • Évitez les déplacements, les rassemblements
  • Évitez les contacts (poignées de main, embrassades…)
  • Lavez-vous fréquemment les mains (eau et savon) ou utilisez une solution Hydro-alcoolique
  • Surveillez votre température
  • Les patients les plus fragiles, notamment les plus de 70 ans, doivent restreindre drastiquement leurs interactions sociales et reporter les soins non-urgents afin d’éviter les sorties et les salles d’attente

Communiqué SFR / Coronavirus

Je vous adresse un communiqué rédigé par la Société Française de Rhumatologie à destination de vos patients.

La société Française de Rhumatologie a également publié ce communiqué sur son site Grand Public :

Qu’est ce que COVID-19 ?

  • Une infection liée à un coronavirus (SARS-CoV-2) nouvellement transmis à l’homme, et responsable d’une épidémie de pneumonie apparue en Chine, actuellement présente en France
  • L’infection se traduit par de la fièvre, une toux, une fatigue, des courbatures, parfois des vomissements et des diarrhées.
  • Cette infection peut se compliquer d’une pneumonie, parfois sévère
  • Les complications sévères s’observent essentiellement chez des gens fragiles : personnes âgées, sujets porteurs de maladies chroniques telles que maladies cardiaques, hypertension, diabète, bronchite chronique, tabagisme
  • Les rhumatismes inflammatoires et les maladies auto-immunes ne font pas partie à ce jour des maladies à risque avéré

 Que faire si vous ne présentez aucun symptôme :

  • Ne modifiez pas le traitement de votre maladie : il n’augmente pas le risque de contracter l’infection. Certains traitements utilisés dans les rhumatismes inflammatoires (hydroxychloroquine, inhibiteurs de JAK, corticoïdes) ont même été utilisés ou proposés pour leur effet anti-viral potentiel et pour traiter l’excès d’inflammation dans les formes sévères de pneumonie compliquant l’infection COVID-19.
  • Adoptez les mesures préventives régulièrement recommandées, pour vous et pour votre entourage :
    • Limiter ses déplacements, éviter les rassemblements
    • Se laver les mains très régulièrement
    • Tousser ou éternuer dans son coude
    • Saluer sans se serrer la main, éviter les embrassades
    • Utiliser des mouchoirs à usage unique et les jeter après usage
    • Porter un masque uniquement en cas de symptôme respiratoire ; en l’absence de symptômes le port du masque n’est pas nécessaire

 Que faire si vous présentez des symptômes évocateurs de COVID-19 :

  • Vous ne devez pas vous rendre spontanément chez votre médecin ou à l’hôpital
  • Vous devez appeler le 15, ou votre médecin (généraliste ou rhumatologue) ou le 0 800 130 000, et vous serez dirigé vers un centre de dépistage
  • Vous passerez un test de confirmation du diagnostic
  • Ce n’est qu’après cette éventuelle consultation, et en fonction des résultats des analyses, qu’il pourra être discuté de modifier le traitement de votre maladie rhumatologique inflammatoire
  • Protégez votre entourage avec les mêmes mesures de prévention recommandées :
    • Portez un masque chirurgical
    • Utilisez des mouchoirs jetables
    • Lavez-vous les mains régulièrement (eau et savon ou solution hydro-alcoolique)

Sondage Microbiote

Afin de savoir si notre flore intestinale ou buccale provoque notre RIC (rhumatisme inflammatoire chronique), merci de répondre à ces deux questions sous forme de commentaire qui seront soumises aux chercheurs.

Qu’est ce qu’une microbiote ?

Un microbiote correspond à l’ensemble des micro-organismes (bactéries, champignons, virus) présents au sein d’un écosystème particulier. Le microbiote humain est ainsi constitué de l’ensemble des micro-organismes que chacun d’entre nous véhicule au sein de sa flore intestinale, buccale, respiratoire, cutanée…

  • Vous recevrez une copie de votre réponse au sondage via votre courriel

Votre nom - prénom

Votre n° de portable ou fixe

Votre courriel

Êtes- vous adhérent(e) de Spondyl(O)action ?

OuiNon

Veuillez sélectionner votre département de résidence

Pensez vous qu'il existe une cause à effet entre les microbiotes (buccales et intestinales) et votre rhumatisme inflammatoire (spondylarthrite, arthrose, polyarthrite rhumatoïde, ostéoporose …) ?

Votre réponse

Quelles sont vos attentes au niveau de la recherche ?

Votre réponse

L'association SPONDYLOACTION est partenaire de l'INSERM et affiliée à l'AFLAR .

Spondyloarthrite

Spondylarthrite vient du grec spondylos (spondyl) qui veut dire vertèbre et de « arthrite ». Ankylosante vient de Ankylose, qui veut donner comme sens : se solidifie, consolide.

La spondylarthrite est la forme classique d’un groupe de maladies regroupées sous le nom de spondylarthropathies. Ces dernières ont toutes en commun l’atteinte inflammatoire de la colonne vertébrale et du bassin, des articulations périphériques et à un degré divers d’autres organes.

La spondylarthrite est un rhumatisme inflammatoire douloureux qui se caractérise par sa localisation préférentielle à la colonne vertébrale et aux articulations sacro-iliaques du bassin, avec un risque au cours de l’évolution de survenue d’un enraidissement progressif. Cette pathologie peut également atteindre les articulations périphériques (celles des membres inférieurs surtout) et d’autres organes comme la peau, l’œil ou l’appareil digestif le plus souvent.

Qui est touché par la spondylarthrite ?

La spondylarthrite toucherait 0,3 % de la population française, soit environ 300 000 personnes. On a longtemps pensé que les hommes étaient trois à quatre fois plus touchés que les femmes, mais des études récentes semblent indiquer que la spondylarthrite atteint les hommes et les femmes avec la même fréquence. Il existe une prédisposition génétique liée à la présence de l’antigène HLA B27 qui peut être recherché dans le sang. Les formes familiales sont fréquentes.

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Document du HAS  – Haute Autorité de Santé – concernant les actes et prestations – affectations de longue durée en date de novembre 2015.

Règles de dispensation et de substitution des médicaments génériques

ameli.fr pour les médecinsameli.fr a publié en novembre 2019, un article très constructif et informatif sur la dispensation et la substitution de médicaments génériques obéissent à des règles particulières.

Règles de substitution

Depuis 1999, les pharmaciens sont autorisés à substituer un médicament générique à celui prescrit, à condition que ce médicament soit dans le même groupe générique et que le médecin n’ait pas exclu cette possibilité par l’apposition de la mention manuscrite « non substituable » sur l’ordonnance.

Pour limiter le risque de confusion par le patient, le pharmacien doit indiquer sur l’ordonnance le nom du médicament qu’il a substitué (voir l’Article L5125-23 sur le site legifrance.gouv.fr, modifié par la loi de renforcement de sécurité sanitaire du 29 décembre 2011)

Objectifs de substitution

Les pharmaciens sont encouragés à substituer les médicaments d’origine par des médicaments génériques et des objectifs sont fixés depuis 2006, dans le cadre de la convention nationale entre l’Assurance Maladie et les pharmaciens. L’objectif de taux de substitution fixé par les pouvoirs publics est aujourd’hui de 86 %. En 2015, le taux moyen de substitution était de 82,8 %.

Répertoire des médicaments génériques

Le répertoire des médicaments génériques est un outil mis à la disposition des professionnels de santé. Il a pour objet de faciliter la prescription par le médecin et la substitution par le pharmacien en identifiant dans un même groupe le médicament d’origine et l’ensemble des médicaments génériques correspondants.

L’inscription par l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM) d’un médicament générique au sein du répertoire garantit le fait qu’il peut se substituer au médicament d’origine, dans les mêmes conditions d’efficacité, de sécurité d’emploi et de qualité.

Le répertoire contient tous les médicaments génériques autorisés par l’ANSM. Cependant, certains peuvent ne pas être commercialisés par les laboratoires détenteurs de l’AMM.

3 accès possibles :

  • Pour consulter la liste complète des médicaments inscrits au répertoire des médicaments génériques (commercialisés ou non) > Répertoire Génériques sur le site ansm.sante.fr.
  • Pour effectuer une recherche complète sur un médicament commercialisé (générique ou non) > consultez la base de données publiques des médicaments avec 2 entrées possibles (par nom de médicament et par nom de substance active).

Dans la fiche info de chaque médicament faisant partie du répertoire, le paragraphe « Groupe(s) générique(s) » permet d’accéder à la liste des médicaments du groupe et à toutes les informations les concernant : résumé des caractéristiques du produit, notice d’information du patient, prix, service médical rendu…

Pour vérifier sur son smartphone si une molécule est inscrite ou non au répertoire des médicaments génériques, parmi 7 classes thérapeutiques, soit 220 molécules (élargies à 16 classes soit 285 molécules pour les prescriptions hospitalières délivrées en ville) : téléchargez gratuitement l’application E-mémo Génériques :

source du sujet > ameli.fr